L’auto-récolte et le concept de Selbsternte (Vienne)

À défaut de pouvoir faire des recherches supplémentaires, je vais utiliser mes recherches de classe et en faire quelques billets intéressants. Voilà, comme j’ai beaucoup travaillé récemment sur l’agriculture urbaine, je vais lancer une liste d’innovations à ce sujet.

La première d’entre elles vient d’Autriche. Ce pays comporte environ 8 millions d’habitants, et se situe à la limite entre l’Europe de l’ouest et de l’est. Sa capitale, Vienne, contient 20% de sa population, soit environ 1,6 millions de personnes.

La particularité de Vienne? La Green belt. 48% de la ville est composée d’espaces verts, et 30% de la ville est composée d’un forêt! On ne blague pas avec la verdure dans la ville, et ça rapporte. En termes de conditions de vies évaluées dans 127 villes du monde, Vienne est la 3e ville avec la meilleure qualité de vie.

L’agriculture urbaine dans la ville a été commencée en 1987, lorsque l’on a créé le concept de Selbsternte (traduction: auto-récolte). L’idée est bien simple: une parcelle de terre est cédée pour une exploitation agricole. On la sépare ensuite en cellules de 40 m² ou de 80 m². Pendant 136 jours chaque année, on loue ces cellules aux citoyens, qui viennent faire pousser leur nourriture en utilisant des procédés biologiques (les pesticides pourraient se propager dans les autres plantations ou rester dans l’air, à défaut de pouvoir être captés par la biosphère) et font leurs récoltes. Ils peuvent aussi profiter des conseils de fermiers sur place. Après ces 136 jours, les fermiers ferment les cellules et retravaillent la terre, afin que celle-ci soit prête pour l’année suivante.

Ainsi, en 2002, 6.9 km² de la ville et des environs étaient réservés à l’auto-récolte. Rothneusiedl, le premier terrain de Selbsternte, fait 3.2 km². Des centaines de récolteurs obtiennent des légumes biologiques chaque année grâce à ce concept. Sur le marché conventionnel, il leur coûte moins cher de faire pousser leur nourriture que de l’acheter au supermarché. Sur le marché biologique, il en coûte environ 3 fois moins cher.

Les Selbsternte ont aidé les citoyens qui y ont participé. Ils permettent de créer un des rares liens entre la nourriture que l’on mange et l’activité qui la produit (en fait, la nature la produit, mais dans la majorité des cas de ce que l’on mange, l’Homme y a donné un coup de pouce) et de pratiquer une activité à l’extérieur. Elle permet aussi de redonner une place à la nature dans la ville, ce qui n’est pas toujours facile à faire avec sérieux. Cette place est aussi occupée de façon utile, par la production de nourriture.

Il faut dire que les jardins communautaires de Montréal font pâle figure comparé aux espaces verts de Vienne (remarquons que Montréal a une position fort enviable au niveau de la verdure, malgré tout). Aucun d’entre eux ne fait bien plus qu’un acre. La demande est très faible, et les jardins sont souvent installés sur des terrains contaminés n’ayant pas de valeur mobilière. On cultive la nourriture dans des “bacs à sables” (un boxe en bois de quelques pouces de haut) que l’on a rempli de terre, afin de permettre l’agriculture dans une terre saine et non-contaminée, dans plusieurs cas. C’est ainsi dans deux des trois jardins près de chez moi que j’ai pu visiter.

En Europe, un jardin est un signe de richesse. Le château de Versailles est un lieu extrêmement riche, magnifique, mais ses jardins étaient la richesse de l’époque. Plusieurs Européens font pousser de la nourriture dans les cours de Montréal, allant de la vigne aux tomates, en passant par les jalapenos et les figues. En Amérique, on tend à mesurer la richesse avec d’autres indicateurs. On aime avoir le gros char et mettre les grosses lumières à Noël. Peut-être qu’il manque quelque chose pour prétendre être vraiment heureux et vraiment riche.

La vérité sur les frais de scolarité

Tuitiontruth est un site internet qui caricature le discour des gens, pour la majorité de la classe aisée ou simplement ignorants, qui se posent en faveur de la hausse des frais de scolarité. Voici un extrait sur YouTube:

En voilà quelques-uns qui frappent un peu:
http://www.youtube.com/watch?v=pjWPEMPlZZc

http://www.youtube.com/watch?v=TlLvDNC0aC0

Les informations sont disponibles en français ET en anglais. En voilà une qui répond à l’argument que la hausse des frais représente une bière par semaine (à 1000$ par année supplémentaires en frais d’ici 2012, plus les frais afférents, je crois qu’on ne consomme pas les mêmes bières…).

http://www.youtube.com/watch?v=vvFl6iNzQns

D’ailleurs, en réponse à ceux qui traitent les étudiants d’ “enfant-rois”, cela semble stupide, car les étudiants contribuent au même ratio dans l’éducation post-secondaire qu’il y a 10 ans, grâce à l’élévation des frais afférents. Par contre, là où le désengagement a été fait, c’est du côté des gouvernements que ces gens (qui nous traitent d’enfant-rois et offrent des baisses d’impôts de 900 millions e dollars) ont élu. Le manque a gagner en éducation est de 400 millions de dollars, soit moins de 50% de cette baisse d’impôt, et pour 950 millions, il serait possible de régler le manque à gagner en éducation ET d’offrir la gratuité scolaire.

Les mythes dénoncés sont très nombreux sur le site de Tuitiontruth.ca . En voici un:

Mythe

Les frais de scolarité sont plus élevés au Canada qu’au Québec. Nous prenons du retard, et devons rattraper la moyenne canadienne.

Réalité

La dette moyenne des étudiant-es au Canada est presque deux fois plus élevée qu’au Québec. D’ailleurs, on voit un lien direct entre les frais de scolarité et la dette, car les frais de scolarité moyens au Canada sont de 4,200$ contre 1700$ au Québec, et la dette moyenne canadienne est de plus de 28,000$ contre environ 14,000$ au Québec. Des frais de scolarité plus élevés veulent tout simplement dire plus d’endettement pour les étudiant-es au Québec.

Le Canada se classait premier dans la liste des pays au plus haut Indice de développement humain (IDH), le barème employé par les Nations unies pour évaluer le niveau de vie des pays du monde. Depuis, les frais de scolarité à l’université ont augmenté de façon significative et le Canada a chuté en sixième position. Quatre des cinq pays qui ont devancé le Canada ont un système d’éducation entièrement gratuit, du primaire à l’université inclusivement. Coïncidence?

Quatre des cinq pays avec l’IDH le plus élevé offrent la gratuité scolaire, et la dette étudiante au Canada est équivalente au double de la nôtre. Quand on dit qu’il faut revenir à la moyenne canadienne, les Canadiens demandent à redescendre à la moyenne Québécoise.

Les frais de scolarité sont un des seuls domaines où le Québec est chef de file en Amérique (mais pas dans l’OCDE, où nous tirons de l’arrière sur la moyenne), et nous choisissons nous-mêmes de retourner en arrière… C’est malheureux pour l’esprit de la réforme sociale, d’attendre que le reste du Canada ait fait quelque chose pour décider de, nous aussi, le mettre en application.

P.S. Dans 15 minutes, c’est mon anniversaire ^^.

Theo Jansen: L’ingénérie et l’art - et ce qui définit la vie

Personnellement, je hais le terme “ingénérie”. C’est laid. Mais le terme “génie” réfère à tant de choses à la fois. Imaginez-vous à dire à un anglophone que le mot “génie” en français peut se traduire comme étant: genius, engineer, djinn (ou genie), wonderful (une idée de génie!) et à tant d’autres termes. Normal que nos ingénieurs soient si imbus d’eux-mêmes! On nous dira ensuite que les ingénieurs ne sont pas présomptueux. Mais bon… à mon avis, cela est une des lacunes de notre langue, pourtant si riche, qui mériterait d’être amélioré.

Je vous présente une vidéo de Theo Jansen, un “artiste” qui tente de créer de la vie! Vous avez bien entendu, de la vie. Et selon certains standards, il l’a déjà fait. Il a créé des “créatures de plages” capables de bouger grâce à de l’énergie (la nôtre est de la nourriture) et de réagir à des stimulis. Cette forme de vie est presque autonome.

Theo Jansen - Dans une publicité de BMW
http://www.youtube.com/watch?v=a7Ny5BYc-Fs

Une merveilleuse phrase qu’il nous donne est la suivante: “Les frontières entre l’art et l’ingénérie n’existent que dans nos têtes!”

En effet, certains des plus grands inventeurs de ce monde étaient des artistes. Les modèles de Leonardo Da Vinci ont inspiré les gens comme les frères Wrights, ses modèles de dessins de l’échelle humaine sont encore utilisés pour définir l’homme, etc.

Je trouve extrêmement belles ces créatures de Theo Jansen, et d’un point de vue biologique, je ne vois encore rien qu’il ne leur manque pour être appelées des “espèces vivantes”.

Elles bougent par elles-mêmes, sont capables de prendre des décisions et se nourissent d’un nutriment (le vent) pour se mobiliser. Certains diront qu’elles ne peuvent se reproduire, mais les mules en sont incapables et sont quand même vivantes. Certains diront qu’il n’y a pas de métabolisme intelligent à l’intérieur, mais elles sont capables de réagir aux stimuli externes, comme le font les plantes ou des créatures qui n’ont pas de cerveau et vivent dans la mer.

Alors j’aimerais savoir, selon vous: les créatures de Theo Jansen, sont-elles vivantes ou ne le sont-elles pas, et pourquoi?

Ajout: Un autre vidéo sur YouTube, d’un modèle qui tenterait de “montrer” par simulation le fonctionnement des StrandBeests de Theo Jansen.

http://www.youtube.com/watch?v=-GgOn66knqA

Copié du site des strandbeest (beach creatures):


“Artist Theo Jansen studied science at the University of Delft in Holland. After sticking to painting for seven years, he embarked upon a project with a flying saucer - which really flew. It flew over the town of Delft in 1980, drawing the people into the streets and sending the police into pandemonium. For about the last ten years he has been busy with the creation of a new nature - not with pollen or seeds, but with plastic yellow tubes. He makes skeletons which are able to walk in the wind. Eventually he wants to put herds of these animals out on the beaches to live their own lives.”

http://www.strandbeest.com/#

Besoin d’un dictionnaire?

Je sais que je ne suis pas passé souvent sur le blogue ces derniers temps, et cela est du à de nombreuses raisons, dont le manque d’idée ne fait pas partie. Disons plutôt que ma copine et l’école siphonnent le temps libre, et que je prends du temps pour lire certains commentaires sur d’autres blogues avant de venir en poster ici. Il faudrait que j’arrête plus ou moins cela, au moins, pour me soucier de l’entretien de ce blogue.

Mais voilà, j’ai un petit quelque chose pour vous ^^.

Les définitions IMpertinentes de Édouard Huguelet. En voici une pour vous:

Spontané
(adj) De son propre chef et sans contrainte. Par exemple, les policiers obtiennent des aveux spontanés de suspects lorsque l’interrogation se pratique dans une pièce hermétiquement fermée possédant une isolation phonique performante.

Voilà un deuxième exemple:
Pléonasme (n) Exemples: politicien verreux ou magistrat partial.

Ajoutons à celui-ci: flic con ^^.