La vélorution - Masse critique


(Image prise à Pragues, septembre 2007, tirée de Wikipedia)

Voilà un mouvement social qui gagne en place de plus en plus, au point d’avoir des événements dans 432 villes du monde, dans presque tous les continents du monde (sauf l’Antarctique… Enfin, on comprend pourquoi).

Masse critique est un mouvement qui favorise la conduite à vélo et effectue des actions pacifistes et calmes - la majorité du temps avec l’aide de la police - pour promouvoir une meilleure place pour le vélo dans la ville. Elle s’enrichit de la participation des gens qui viennent participer à ses activités.

La majorité des actions prises sont des randonnées en vélo lancées à chaque dernier vendredi du mois (vous comprendrez que la prochaine activité a donc lieu le 28 décembre), incluant l’hiver. Malheureusement, je crois que je vais attendre au moins le mois de mars avant de ressortir mon vélo…

Le trajet n’est jamais déterminé à l’avance, et les déplacements se font de soir (pour le cas de Montréal, les rendez-vous ont lieu le vendredi à 17h30), encadrée d’abord par la police. Par la suite, les cyclistes suivent le trajet de leur choix et tentent de ne pas se perdre, causant parfois certains bouchons aux automobiles. Il est fortement suggéré, lorsqu’un cycliste a affaire avec un automobiliste mécontent, de ne pas susciter une escalade de problèmes, mais d’expliquer dans le calme l’activité. Il est aussi important de ne pas obstruer les piétons et les véhicules d’urgence, comme les ambulances, voitures de police ou camions de pompiers.

On accuse souvent les altermondialistes du vélo d’en vouloir à l’automobile. En vérité, c’est plutôt que des gens considèrent que l’automobile prend trop de place et prend celle qui devrait aller à d’autres moyens de transport, comme le vélo ou le tramway. À cause de la présence de l’automobile, nous avons perdu les tramways et avons du le placer sous le sol (où le tramway a pris le nom de “métro”), au coût de millions de dollars (l’agrandissement du métro vers Laval aurait coûté 900 millions, ce qui n’est pas un prix extraordinaire malgré ce que l’on aurait pu croire) et dans d’autres villes, comme Las Vegas, des monorails ont été lancés pour ne pas empiéter sur la route des automobiles. Le fait de ne pas vouloir nuire à l’automobile nous prive d’autres moyens de transport moins coûteux et, bien que moins rapides, plus plaisants (je pense toujours au tramway et au vélo).

L’automobile est un moyen de transport efficace et utile. Par contre, il est parfois mal adapté et empiète sur les autres moyens de transport. Je ne me sens pas en sécurité d’utiliser les grandes artères comme Mont-Royal, Ste-Catherine ou St-Denis à vélo, et dans plusieurs lieux, il n’y a pas encore suffisament de pistes cyclables pour circuler librement. Heureusement, la ville de Montréal et tous ses partis municipaux sont actuellement enclins à accorder au vélo plus de place dans la ville.

Voilà ce qui rend des actions comme Masse Critique d’autant plus importantes. Il est évident que de telles actions ont un poids politique et sensibilisent les gens qui voient ces actions, mais elle permet aussi de profiter d’activités de groupes en communauté et de faire du vélo pour le plaisir, et non juste comme geste politique.

Site internet de masse critique Montréal:
http://www.massecritique.org/

Pour les événements à venir:
http://www.crasseux.com/cm/fr/index_fr.html

Description bien faite de l’organisation de Masse critique, sur wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_critique_(mouvement_social)

P.S. C’est mon dernier article avant Noël. Je vous souhaite donc un joyeux temps des fêtes et de ne pas trop boire (ni de ne “pas assez” boire ^^).

Voilà un petit article de Renart sur le Père Noël:
http://renartleveille.blogspot.com/2007/12/origine-du-pre-nol.html

OGM illégaux dans le riz au Canada

Je trouve déjà étrange que l’on permette aux gens de consommer des produits issus d’une technologie sur laquelle nous avons, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, si peu de contrôle. La majorité des produits génétiquement modifiés sont, heureusement, destinés à une autre activité que la consommation humaine.

Par contre, Greenpeace aurait, suite à des analyses indépendantes, découvert que des variétés de riz génétiquement d’une variété illégale au Canada a été découverte dans certains échantillons de sacs de riz vendus dans nos épiceries. Comme peu de tests avaient été faits sur cette espèce génétiquement modifiée, on ne pouvait connaître de façon raisonnable ses effets sur la santé du consommateur.

Je suis en faveur d’un étiquettage obligatoire des plantes génétiquement modifiées. Si une telle technologie est profitable, les gens ne devraient pas avoir peur de l’afficher, et les consommateurs réticents auraient le choix de ne pas l’acheter. Par contre, on remarque que pour l’instant, le gouvernement du Canada n’a pas encore la totalité des moyens qui lui seraient nécessaires pour assurer le contrôle même des OGM illégaux qui entrent dans nos étalages.

source: Greenpeace Canada
Article: Provigo (Loblaws) vend des produits contaminé

World on Fire?

Voilà une chanson que j’avais entendu il y a longtemps, mais dont je n’ai jamais vu le clip…

Cela sort des autres posts de mon blogue? Oui et non… Voyez plutôt:

World on Fire - Sarah McLachlan
http://www.worldonfire.ca/

Une fois que vous l’aurez regardé, visitez le lien un peu plus bas, ou cliquez ici:
http://www.worldonfire.ca/donations.html

Le vidéoclip parle de lui-même, je n’en ajouterai pas plus. Appréciez la musique ^^.

De nouvelles lectures

Voilà encore quelques lectures que je suggère ^^.

Arrêtons de pisser dans de l’eau embouteillée - Jean-Sébastien Trudel
(9.5/10)

Ce livre est un bijou sur le mode de développement durable. Il traite du gaspillage effectué dans les entreprises, et propose des façons de créer l’évolution de la gestion d’entreprises. D’abord destiné aux cadres et aux gens travaillant dans les entreprises, ce livre s’adresse à tous et incite à l’innovation.

Plusieurs exemples sont employés pour montrer le changement qui s’effectue en ce moment-même dans les entreprises, notamment chez Wal-Mart ou Interface, qui est un fournisseur de tapis.

L’auteur partage un point de vue que j’ai en ce moment… Pour l’instant, les entreprises qui ne sont pas capables de prendre un virage vert vont porter sur eux un poids lourd, au niveau économique et au niveau de leur image. Plusieurs de ces entreprises, incapables de s’adapter, sont condamnées.

Craddle to Craddle - William McDonough et Michael Braungart
(9/10)

Le chapitre 1: This Book is not a Tree
En effet, le livre est fait dans une sorte de plastique water-proof et recyclable. La reliure est allemande (si je me rappelle bien de ce type de reliure), c’est-à-dire que le livre est composé de feuillets qui furent collés ensemble. On remarque que le livre lui-même semble lourd… Et son contenu l’est assez au début. Par contre, il montre une critique sur le monde actuel et désire changer la façon dont nous fabriquons les choses…

Le modèle de design peut être résumé par le terme “Cradle to grave” (du berceau au tombeau). De nombreuses choses que l’on jette pourraient être ramenées dans la chaîne de production et de nombreux produits que l’on recycle sont plutôt “downcycled” (recyclage = sous-cyclage) pour créer des objets de moins bonne qualité avec un matériau affaibli. La majorité de nos produits ont une “valeur ajoutée”, soit quelque chose dont nous ne voulons pas, mais qui vient avec notre produit quand même. Par exemple, le cas des jouets contennant du plomb venus de Chine est le plus médiatisé en ce moment. Lorsque l’on achète un jouet, nous voulons que notre enfant joue avec celui-ci. Dans certains cas, nous obtenons aussi des choses dont nous ne voulons pas, comme du plomb, qui peuvent affecter le développement de son cerveau.

Le principe du “Cradle to Cradle” (du berceau au berceau) invite à créer de nouveaux design pour que les produits que nous fabriquons puissent être ré-employés dans la chaîne qui l’a d’abord produit. Un ouvrage intéressant pour toute personne intéressée par le design.

(Je suis en train de finir de le lire, donc je ne peux donner plus d’informations ^^)

P.S. Une conférence de M. McDonough sur TED
http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/104

Bonne lecture!

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma copine, Jade. Elle a 21 ans. Bonne fête ma chérie!

Protéger la cidriculture, fleuron du terroir Québécois

Le cidre de glace est un des produits qui fait la fierté de notre terroir. La pomme est un fruit extrêmement bien adapté à notre climat, et nous avons réussi à utiliser ce climat pour créer un produit unique qui a maintenant une réputation internationale: le cidre de glace.

La majorité des pommes de ce cidre sont récoltées en automne. L’hiver arrivé, on les place dans des bacs, à l’extérieur, où le gel et le dégel les débarasse d’une partie de leur eau et mélange des saveurs. À la fin vient la traditionnelle étape de la distillation, où l’on obtient finalement le cidre de glace.

J’étais curieux cette semaine, lorsque je suis allé au salon des métiers d’art, de savoir s’il y avait une appellation protégée et des méthodes précises pour la fabriquation de ce fameux cidre (s’il était possible que n’importe quelle imbécile mette ses pommes dans son frigo avant de les foutre dans sa machine, pour nous les vendre 10$ plus cher pour une bouteille plus petite). Jusqu’à récemment, personne ne s’en souciait, car personne n’était assez malhonnête pour le faire. Les choses commencent à changer.

Les rumeurs chez les cidriculteurs parlent de producteurs de cidre de glace… EN CALIFORNIE. Certains cidriculteurs, remarquant le chaos de l’appellation, produisent du “cidre de congélateur” (terme employé pour ces cidres ^^). Comme la température ne varie pas du jour à la nuit et que les conditions ne sont pas celles d’un climat naturel, ce cidre n’aurait pas exactement le même goût que les autres, comme le témoigne une étude citée plus bas*. On nous parle aussi de cidre de glace faits de concentrés. Bref, dans le chaos de cette appellation non-contrôlée, certains tentent d’en tirer profit.

L’idée de tels cidres de glace ne fait pas très long feu pour concurrencer nos produits, mais les cidriculteurs se sont sentis assez concernés pour réclamer une certification “cidre de glace”. Ainsi, chaque acheteur qui achètera un cidre de glace saura qu’il aura été produit avec les méthodes suivantes:

-Teneur en alcool de 7 à 13%
- Interdiction de congeler les pommes de façon artificielle
- Les pommes utilisées pour fabriquer le cidre doivent venir du verger de la cidrerie elle-même. C’est le cidriculteur qui doit effectuer l’ensemble de la transformation de la pomme au cidre de glace.

Pour les cidres de glace, je vous suggère les Pinacle, qui sont excellents et faciles à se procurer. La face cachée de la pomme est le premier producteur de cidre de glace à l’avoir commercialisé, si vous voulez essayer un classique. Pour les granos, le domaine Steinbach, sur l’île d’Orléans, offre des cidres biologiques. Leur cidre de glace est exquis, mais vous ne voudrez pas quitter leur domaine sans avoir d’abord assisté à une déguster pour goûter à tous les autres cidres disponibles (mes deux préférés étaient aux extrêmes: le cidre aromatisé à la framboise et celui aromatisé au cassis).

Ainsi, le cidre de glace a maintenant une appellation au Québec et une certification, qui est censée être apparue sur certaines bouteilles pour les fêtes. En espérant que vous pourrez vous méfier des immitations lorsque vous amènerez une bonne bouteille chez vos amis durant le temps des fêtes

*La mise au point d’un procédé de fabrication d’un cidre de glace
http://www.collectionscanada.ca/obj/s4/f2/dsk2/ftp01/MQ46629.pdf

Article du Soleil sur la loi sur l’appellation
http://www.cyberpresse.ca/article/20070928/CPSOLEIL/70927211/6584/CPSOLEIL

Résumé de l’émission “L’épicerie” sur le cidre de glace
http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/lepicerie/niveau2_2795.shtml

Domaine Steinbach (cidrerie biologique sur l’île d’Orléans)
http://www.domainesteinbach.com/

La face cachée de la Pomme:
http://www.cidredeglace.com/index_fr.html

Ajout:
article de Slow Food Canada: L’ambre de l’automne
http://www.slowfood.ca/slowcanada_articles_view.php?id=34

Même avec la mise en place d’une réglementation du vin de glace, cela n’empêche pas les imitations. Ziraldo mentionne comme exemple l’entreprise californienne, la California vintner Bonny Doon’s Vin de Glacière. Il est commercialisé comme «mo-faux icewine». Glacière signifiant “icebox”. C’est du vin glacé, dit Ziraldo.

Voilà un exemple d’appellation (cette fois, c’est le vin de glace) où l’on utilise un titre fameux et réputé pour vendre une pâle copie.