La consigne sur les bouteilles de vin

Le recyclage, ce n’est pas toujours une solution fonctionnelle pour redonner une utilisation adéquate et économique à un produit. Le verre en est un bon exemple. Il est formé à partir d’un matériau non-coûteux (la silice) chauffé à températures extrêmement élevées (plus de 500 degrés Celsius, pour les verres les plus grossiers), pour le faire fondre. Par la suite, on le retravaille et le refroidit pour lui donner une certaine forme. Le verre a été utilisé pour créer certaines des plus belles oeuvres d’art. Le procédé est extrêmement complexe et réclame les mains d’un artisan expérimenté. Mais les résultats sont magiques.


C’est un merveilleux matériau aux propriétés particulières, outre le fait de pouvoir le travailler. C’est l’un des meilleurs moyens de donner une forme à une céramique, des matériaux qui fracturent sans donner signe, mais sont très résistants à la chaleur et peuvent soutenir une bonne pression (mais ne donnent pas d’indication avant de briser). Ses utilisations sont multiples: on fait des vitraux, des billes, sa couleur pouvant être rendue transparente la rend utile pour les fenêtres. Par contre, la propriété dont je vais parler aujourd’hui concerne la possibilité de la travailler pour en faire des bouteilles.

Les bouteilles de vitre ont une seule utilité dans leur vie. Ils se conservent bien et peuvent durer longtemps. On laisse maturer des vins dans des caves pendant 20,30, 40 ans dans des récipients de verre, et on ne s’est jamais inquiétés qu’ils ne contaminent le breuvage, comme ce serait le cas avec le plastique.

Mais on s’interroge sur les applications à faire avec la vitre, une fois sa vie terminée. Que fait-on d’une bouteille vide? A priori, le recyclage nous vient en tête. Or, il est difficile de pouvoir adéquatement recycler la vitre, pour plusieurs raisons. La première concerne la contamination. Lorsque l’on concasse le verre, certains éléments que l’on inclut à la silice pure pour réduire sa température de fusion (habituellement de 2500 degrés Celsius) s’échappent. Pour retravailler le verre concassé, il faut se débarasser de ces contaminants. Il faut aussi utiliser des produits chimiques pour retirer les étiquettes de papier, solidement collées à la bouteille. Cette opération est aussi coûteuse.

Le dernier problème vient de la valeur du verre. Comme on utilise de la silice (trouvée dans le sable) pour fabriquer le verre, il ne coûte pas cher. Le verre recyclé doit donc être abordable. En plus, il y a une utilité. La majorité des bouteilles de vin étant vertes, le verre a reçu une coloration qui diminue sa valeur. Le verre transparent a une valeur raisonnable. Et finalement, un verre de plusieurs couleurs ensemble ne vaut rien, car on ne peut le retravailler.

Toutes ces étapes font du verre un produit dur à recycler. Malgré tout, on commence à découvrir certaines nouvelles applications au verre recyclé. On peut en faire du Glasphalt, de l’asphalte faite à 20% de verre. Des ingénieurs de l’université de Sherbrooke vérifient s’il est possible de s’en servir pour faire de l’isolant pour les routes. Le projet est en ce moment expérimenté dans une chaussée.

Les entreprises ne sont pas stupides non plus, peu d’entre elles se lancent dans le recyclage de verre. Alors pourquoi concasser le verre des bouteilles? Pourquoi ne pas créer des centres de nettoyage qui nettoieraient les bouteilles et les ramèneraient chez les producteurs de vins ou d’autres spiritueux?

Les entreprises de bière ont depuis longtemps ré-utilisé leurs vieilles bouteilles de bières. C’est pourquoi on incite les gens à ramener leurs bouteilles en échange d’une consigne de 10 cents. Cela permet de ramener des bouteilles, de les nettoyer, les remplir à nouveau et vous les revendre. Cela minimise l’utilisation de nouveaux matériaux et fait économiser des sous. Les compagnies de bière ne font pas cela par bonté. Ils le font parce que c’est économique.

C’est possible de faire une industrie de la ré-utilisation des bouteilles de vitre. Je ne sais pas si cela serait possible à une échelle internationale… En fait, je sais que pour l’instant c’est impossible, mais il est envisageable de créer un système de consignes aux vins Québécois. Bien entendu, il serait difficile de faire cela avec des bouteilles importées ou exportées (à moins d’un système international de collecte), mais il est possible de le faire au Québec. Afin de faciliter la collecte, il serait facile que le gouvernement incite les vignobles du Québec, les cidriculteurs artisans et producteurs de spiritueux Québécois de chacun, selon leur type de produit, adopter un format commun de bouteille. Ainsi, il serait possible d’adapter des industries capables de nettoyer ces bouteilles et les ramener aux producteurs pour les remplir, à l’instar de ce qui se fait déjà dans les bouteilles de bière.

Alors, au Québec, serait-il possible de consigner d’autres contenants de verre que les bouteilles de bière? Serait-il utile de le faire, et quels avantages économiques et environnementaux pourrions-nous en tirer? Ce sont des questions qu’il faudrait se demander, de trouver de nouvelles façons de produire des biens anodins, afin de leur donner une meilleure utilité en fin de vie.

Un sportif rassasié

C’était un merveilleux match, enfin pour la côté de patinoire pour lequel je prends ^^. Non, je ne parle pas du fameux 6-5 des Canadiens cette semaine (enfin, quel match quand même!). Je parle bien entendu de l’émission “Il va y avoir du sport”, avec Patrick Lagacé cette semaine. C’est bizarre, mais à chaque fois que je la vois, j’ai l’impression que c’est lui qui l’anime… preuve que je ne l’écoute pas assez.

La première question? “L’avenir du système de santé passe-t-il par le privé?”

Les invités? Du côté du “OUI”, Paul Daniel Muller, président de l’IEDM et Yves Bolduc, médecin. Du côté du “NON”, Amir Khadir, médecin et co-porte-parole de Québec Solidaire, ainsi que Lina Bonamie, de l’association des infirmiers et infirmières du Québec.

Ce qu’il faut savoir, c’est que sur 4 invités, seulement trois sont des professionnels de la santé. L’autre est simplement un type avec un diplôme d’économie qui croit qu’il est en place pour dire aux médecins comment ceux-ci devraient soigner leurs patients.

Le débat a commencé de façon assez directe et agressive, M. Muller affirmant que depuis 20 ans, le système public additionne les échecs et que le système public-privé français fait des miracles. Les répliques ont été on ne peut plus cinglantes. Le système public-privé français est privatisé à 24%; au Québec, 30% de notre système de soins de santé a été privatisé au cour des dernières années.

Plus le débat avançait et moins on sentait l’importance du système de santé public ou privé. L’essentiel, pour les médecins et professionnels de la santé, c’est de trouver les meilleurs moyens de soigner les patients. Et ce n’est pas un institut économique qui va venir dire comment faire. Les médecins ne sont pas tous d’accord sur la place que le privé doit avoir dans les soins de santé, mais ils sont d’accord pour dire que le privé n’offre pas de solution miracle ou de panacée.

Les trois indicateurs de l’OCDE, pour mesurer l’accessibilité des soins de santé, sont les suivants: Nombre de lits par 100 000 habitants, nombre d’infirmiers et infirmières par 100 000 habitant, nombre de médecins par 100 000 habitant. Si le privé n’offre pas de solution pour améliorer de façon considérable ces trois indicateurs, il n’aide pas à l’accessibilité.

Malheureusement, au Québec, nous n’avons pas un problème de qualité de soins. Nous sommes très bien soignés, une fois que nous avons passé la file. Le problème, c’est les listes d’attente, c’est d’avoir accès à des soins de santé (quoique si vous avez une situation d’urgence, i.e. perte de conscience, vous allez passer en premier dans l’urgence). Notre problème en est un d’accessibilité universelle. Et la conclusion que l’on a pu tirer de ce débat est que si le privé n’offre pas de solutions à l’accessibilité, ce n’est pas le moment de penser à lui implanter une plus grande place.

Devant les conclusions que l’on a pu tirer de l’émission, il était clair que M. Daniel Muller était le seul à ne pas abonder dans ce sens, contre l’opinion de 3 professionnels de la santé. M. Bolduc croit plutôt que le privé peut trouver des façons d’améliorer cette situation. Le président de l’IEDM, quant à lui, veut privatiser pour privatiser. Cela n’est peut-être pas étranger au fait que sa boss, Mme Hélène Desmarais (je vous laisse faire le lien, en vous disant qu’elle a pris le nom de famille de son mari) et sa famille possèdent l’une des plus grandes firmes d’assurance privée au Canada. On sait aussi qu’advenant une ouverture de l’assurance privée, ce serait les entreprises d’assurance d’Amériqu du Nord qui s’empareraient du marché. Ayant des fonds de base, ils seraient capables d’offrir à prix auquel nous ne pourrions concurrencer des régimes d’assurance. Et avec notre signature de l’ALÉNA, nous ne pourrions pas imposer quelconque sanction pour favoriser des sociétés d’assurance du Québec.

Au final, le débat était un 3 contre 1, pour savoir qui était mieux en place pour décider comment on ferait pour vous soigner. Préférez-vous faire confiance aux médecins ou à un institut économique? À mon avis, la personne la mieux placée pour évaluer l’état de santé et poser un diagnostic sur notre système de soins, c’est un médecin. Je suis content de voir M. Khadir et M. Couillard parler du système de santé. Ce sont des gens qui ont soigné/soignent des patients, ont une expérience des soins de santé ailleurs dans le monde (n’ayant pas toujours oeuvré au Québec) et savent comment on aide les gens en santé, comment on les soigne et ce qui peut être fait pour améliorer la situation Québécoise. Ces deux hommes ont toute ma confiance.

Pour revoir l’émission de Patrick Lagacé sur la question, elle est en rediffusion ce soir à 18h30 et lundi à 14h.

IEDM et soins de santé

Connaissez-vous l’IEDM? Les blogueurs en parlent de plus en plus. L’Institut économique de Montréal est un think-tank (boîte à penser) qui effectue et publie des recherches qui ont pour but de favoriser la création de richesse.

Ce billet profite un peu de l’actualité… soit la publication du rapport Castonguay et de la place de plus en plus grande prise par ce groupe sur la scène politique et médiatique. Nous sommes de plus en plus exposés aux positions et suggestions de l’IEDM, et de moins en moins à d’autres groupes.

L’exemple le plus flagrant est celui de Mme Elgrably au journal de Montréal, ainsi que de sa chronique d’opinion sous-développée. L’IEDM donne aussi des conseils à plusieurs élus et dévoile parfois ses études en commission. Récemment, elle a lancé 11 idées (certaines bonnes, d’autres très très louches) étranges.

Le gros problème que j’ai avec l’IEDM est le fait qu’ils soient biaisés, et n’osent pas l’affirmer. La chaire d’études socio-économiques de l’UQAM (de M. Lauzon) affiche clairement sa position, que ses idées ont pour but de favoriser le bien-être des gens. Le gros défaut de l’IEDM est que l’on commence à vouloir la présenter comme une source neutre, sans intérêt partisan (alors que ses études sont financées par plusieurs entreprises, qu’elle promeut l’assurance-santé privée alors que plusieurs de ses membres sont des acteurs influents du domaine, etc.). Un moyen facile pour une entreprise de faire publier un rapport favorable à sa situation en donnant une impression d’impartialité, quoi.

Voilà un de ces arguments dans une étude sur le programme de gestion de l’offre (les quotas de lait) sur l’industrie laitière au Québec, datant de février 2005. Veuillez noter qu’en février 2005, le prix du lait venait d’augmenter, mesure très impopulaire. L’IEDM a utilisé ce que l’on appelle la “shock doctrine” (pour reprendre le nom du livre de Naomi Klein) pour, dans une période où le consommateur se trouve temporairement défavoriser, tenter de lui vendre sa salade.
http://www.iedm.org/uploaded/pdf/fev05_fr.pdf

Voilà la réponse de la fédération des producteurs de lait:
agrecon.mcgill.ca/courses/430/doc/reponse.doc

La conclusion de la fédération est extrêmement agressive envers l’IEDM, d’ailleurs:

Seuls les économistes néo-libéraux tels ceux de l’IEDM croient encore que la main invisible du libre marché convient au secteur agricole. Les faits démontrent le contraire. La transmission au détail des économies réalisées sur le dos des producteurs par les intermédiaires ne se réalise pas. Les transformateurs et les distributeurs augmentent leurs marges plutôt que de réduire les prix.

Devant cette charge non fondée, qui ne résiste pas à l’analyse, on peut se demander en toute légitimité quels intérêts sert l’Institut économique de Montréal en s’attaquant à la gestion de l’offre, un modèle de mise en marché qui a fait la preuve qu’il profite autant aux producteurs, qu’aux consommateurs et à l’ensemble de la société?

Selon l’IEDM, la gestion de l’offre coûterait aux contribuables canadiens 2,7 milliards dollars en “impôts”. Il faut savoir que cela fait 87$ par personne vivant sur le sol Canadien. Comme nous consommons en moyenne 84 litres par an, il faudrait que l’on paie notre lait 1.03$/L de plus. Cela est du au fait que la gestion de l’offre laitière implique que les agriculteurs laitiers n’ont pas droit à aucun financement agricole, et que le seul financement qu’on leur offre vient du prix du lait. Pour ceux qui le savent en faisant leur épicerie, le lait revient environ à moins de 1.50$/L, au maximum. Et l’on n’a pas entendu parler de pays dans le monde où le litre de lait se vend à moins de 50 cents canadiens. Aux États-Unis, où les producteurs laitiers reçoivent de très grande subventions agricoles, le prix revient à peu près au même (sauf qu’il fluctue beaucoup, vu les règles du marché, que les vaches sont traitées avec des hormones de Monsanto pour favoriser leur productivité - ce qui est illégal au Canada, suite à des études prouvant que cela pourrait comporter des risques de santé humaine). Le prix du lait à Paris revient à 1$/L, et dans les grandes villes, seul le Caire et New Dehli ont un prix au litre du lait pouvant aller à 0.50 cents.
Notre prix du lait finance effectivement nos agriculteurs et fait que l’on exige des standards de qualité supérieurs aux pays ci-haut. Cela fait aussi que nous ne finançons pas, par nos impôts, le prix du lait, contrairement à l’UE et aux États-Unis.

Mais maintenant, pour en revenir aux soins de santé, l’IEDM a choisi de présenter en consultation, il y a quelques années, des solutions au système. Favoriser les assurances et la présence du privé dans le système était bien entendu une priorité. M. Couillard, qui est selon moi un des meilleurs ministres de la santé (et experts dans le domaine) que le Québec connaisse, rebiffait du revers de la main l’étude de l’IEDM. Chez les représentants de l’Assemblée Nationale, l’on retourne du revers de la main ces propositions partisanes.

http://www.youtube.com/watch?v=EtS__DujANA

Voilà un vidéo des alarmistes (P.S. Je déteste leur présentation, mais le contenu est bon).

Suite à la publication du rapport Castonguay, je vais donner mon opinion sur le système de santé. La problématique du problème de santé n’est pas, en ce moment, dans les coûts, mais dans la disponibilité du service. Des études prouvent que le système américain est moins efficace et plus coûteux que le nôtre, mais que nous faisons très très pâle figure face aux pays Européens. Notre gros problème depuis 10 ans est la pénurie de main d’oeuvre. Et malgré cela, les médecins et infirmiers font des miracles au Québec chaque jour, vu leur charge actuelle et le personnel disponible. Toute proposition qui ne favorisera pas d’abord l’embauche de médecins et de personnel de la santé est donc, en ce moment, accessoire. Le débat public/privé est accessoire, la question d’assurances-santé privées est accessoire, TANT QU’IL NE S’ATTAQUE PAS AU PROBLÈME CLÉ À RÉGLER EN TOUT PREMIER LIEU. Personnellement, je ne crois pas que de favoriser un système plus ouvert vers l’entreprise favoriserait de former plus de médecins. La formation de médecins, la formation d’infirmières spécialisées capables de poser certaines actions et la valorisation des emplois dans le domaine de la santé chez les jeunes sont les trois meilleures méthodes à ce niveau. Et c’est ce que le gouvernement actuel fait.

Une fois ce problème clé réglé, nous devrions voir ensuite si un système plus axé vers le privé est préférable aux Québécois. Pas avant! En ce moment, nous voyons que le système privé est plus coûteux et que le personnel infirmier y fait moins d’heures et a un salaire horaire plus intéressant. Au nom de la productivité, on devrait inciter le personnel infirmier à faire moins d’heures et les payer plus cher en échange? Je ne crois pas que cela réglera le problème.

J’aime la voix de M. Venne dans le rapport Castonguay. N’oublions pas que M. Castonguay a été ouvertement critiqué par plusieurs pour sa volonté dès le départ d’effectuer un rapport favorisant le privé et que la seconde vice-présidente, Joanne Marcotte, avance dans son résumé de rapport des trucs qui sont totalement déconnectés de la situation Québécoise (comme quoi les employés travailleraient plus d’heures et que cela nous reviendrait moins cher s’ils travaillaient au privé, ce que les constatations au Québec contredisent). N’oublions pas non plus que Mme Marcotte est co-auteure de l’Illusion Tranquille, et qu’il y a donc, dès le départ, une certaine prise de position. M. Venne, par contre, tente de rappeler que la priorité actuelle doit aller au secteur publique et que l’universalité des soins de santé est prioritaire. Je ne crois pas que personne ici ne souhaite que certains n’aient plus accès à des soins de santé, mais que l’on veuille en rehausser la qualité, ce qui est louable. Et pour cela, je ne crois pas que nous ayons besoin de l’entreprise privée.

Il est vrai que notre système de santé est lourd. Les quotas d’opération pour certains chirurgiens sont contraignants et augmentent les délais d’attente, par exemple. Ces problématiques ne résultent pas du fait que le système de soins de santé soit public, mais bien purement et simplement que cette limitation est lourde. En l’assouplissant (et je m’avance dans un territoire inconnu en disant cela, et plusieurs facteurs seraient à tenir en compte), les délais de chirurgie seraient plus courts. Le problème est donc parfois dans la lourdeur de l’appareil gouvernemental, plutôt que dans le fait que l’institution ne soit publique.

Mais bon… Je parie que d’ici quelques jours, un membre de la “boîte à idée” économique de Montréal va venir vous dire le contraire, que le privé coûte moins cher à votre poche, comme elle l’a fait dans le passé, en profitant d’une controverse pour publier son étude qui raconte la moitié la plus ennuyeuse d’une histoire. Il est facile de profiter des préjugés de la population.

Les tourbières de Terrebonne

Voilà un reportage intéressant sur les tourbières de Terrebonne. Il explique relativement simplement le fonctionnement et les avantages apportés par ces écosystèmes nécessaires à la qualité de l’air et des eaux.

http://www.youtube.com/watch?v=aea1MnSQgqk&feature=related

On planifierait de créer un parc industriel (et un échangeur) et des projets résidentiels sur environ la moitié de ce milieux humide. Et pourtant, il est possible d’effectuer ces projets sans nuire à l’écosystème.

Bonne Bouffe / Malbouffe

Alors qu’on apprend qu’un enfant sur 4 au Québec souffre d’embonpoint, certaines personnes s’opposent à la décision du gouvernement du Québec de retirer la malbouffe des écoles, sous le principe de l’économie qu’offre le HAMbourgeois. Car nous savons tous que les gens fortunés ne mangent pas de hamburgers dans les cafétérias d’école, et que la seule raison pour s’en acheter est que cela est abordable. L’est-ce vraiment?

Les conséquences de notre alimentation sont nombreuses, et vous les connaissez. Risques de diabète de type 2 (une épidémie comme il n’en existe que très peu) accrus, de problèmes cardiaques à long terme, condition physique diminuée (quoique l’exercice est un bien meilleur remède que la nourriture). Oui, le hamburger est parfois moins cher pour les écoles qu’une bonne (ce qui est rare à trouver) assiette de riz et de poulet au légume, mais il faut transmettre le message que c’est ce que nous cherchons. Et à long terme, il en coûte moins cher d’offrir de la bonne nourriture que de traiter des maladies dues à l’embonpoint.

Il est correct d’offrir aux gens de la nourriture rapide. De CHOISIR de l’offrir dans nos institutions publiques, à nos enfants, dans leur milieu d’études, alors que l’obésité et l’embonpoint deviennent des enjeux sociaux, je ne suis pas pour. Si les gens veulent aller manger chez Burger King, qu’ils le fassent s’ils le désirent. Mais nos institutions doivent transmettre le message que nous n’appuyons pas de telles actions.

Malheureusement, des entreprises comme Coca-Cola et Pepsi offrent de grands montants pour obtenir le monopole des boissons à vendre dans les écoles. Ces contrats apportent des sommes importantes (et bienvenues!) dans les écoles. Il serait bien que nos écoles aient la chance d’offrir de bonnes alternatives de breuvages moins sucrés, autres que l’eau Aquafina (et ses saveurs imbuvables) et Dasani. Mais encore là, cela est une autre problématique plus compliquée.

http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/14092007/92082.shtml

J’ajoute une parenthèse; on remarque, depuis quelques temps, la popularité des “menus bleu”, du petit bonhomme bleu (Va-y, fais-le pour toi), de courants comme le défi 5/30 qui incitent les gens à être en meilleure santé. Ce n’est pas une mode. Les gens sont conscients de leur condition physique et veulent être en forme et en santé.

P.S. Je suis un bien piètre cuistot. Je vous fais une confidence: moi et ma copine cuisinons très très mal, mais cela ne signifie pas que je cuisine de mauvaises choses, ou que je n’aime pas les résultats. Je vous laisse donc une de mes recettes simples, pour les nuls comme moi, et qui ne demande pas de lourdes connaissances en arts culinaires.

Je vous encourage à laisser une annonce de recette de nourriture simple et (plus ou moins) santé que vous affectionnez particulièrement. Publiez-la sur votre blogue ou ajoutez ici un petit commentaire avec la recette ^^.

Poulet ou légumes et riz.

Ingrédients
-Légumes au goût
-Riz
-Poulet grillé en poitrines ou fricassée de tofu
-Huile d’olive
-Épices et fines herbes au goût
-Ce que vous voulez, soyez originaux et n’ayez pas peur!

Recette bien simple:
Coupez vos légumes et versez de l’huile d’olive dans un wok (ou un poêle, mais j’aime bien les woks). Vous devez avoir obligatoirement des oignons coupés fins, mais ajoutez-y les légumes que vous préférez. Personnellement, je penche pour le céleri et les carottes tranchées en rondelles. Cuisinez à feux moyen-élevé.

Pendant ce temps, commencez votre riz. Ma méthode donne toujours un riz extrêmement collant et qui reste sur l’estomac, mais je ne suis pas difficile.

Lorsque les oignons dans le wok seront presque transparents, ajoutez du poulet ou du tofu. Je conseille la préparation de tofu du Commensal, par rapport à quoi que ce soit d’autre, car je la trouve très bonne ^^. Ajoutez-y vos épices et ce que vous voulez à ce moment-là (j’ajoute souvent de la sauce soya ou de la moutarde de dijon, ou des cachoux, du sel et du poivre). Cuisez jusqu’à ce que votre viande, tofu ou cachou soit tendre et fermez le rond. Servez avec votre riz.

Voilà! Dépendamment de la quantité de ce que vous mettez, vous aurez 3 à 4 portions, avec un seul sac de viande ou de tofu. Au total, votre repas “de luxe” vous aura coûté 10 à 12$ Soyons pessimistes et disons que cela revient 3,50$/portion. Vous aurez un bon repas, prêt en à peu près 30 minutes, qui vous reviendra aussi, voire moins cher qu’un Big Mac + Frites.

Bon appétit!

UPDATE
J’ajoute la chronique de Jean Baril, candidat de QS dans Terrebonne, sur la malbouffe. J’aime la vision de ses chroniques sur son comté. Ils sont adaptés à la situation et des problématiques locales, en plus d’offrir des solutions simples (je reproche peut-être de ne pas l’avoir assez élaboré, mais les chroniques font 1 minute chacune).

http://www.youtube.com/watch?v=6T9RYo27euc

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