Sondage mai 2008

En cette fin de mois, CROP nous revient à nouveau avec son sondage du mois sur les intentions de vote des Québécois au provincial. Voilà de quoi ça a l’air, comparativement au mois dernier et aux dernières élections.

Premier constat: l’ADQ continue à trouver un moyen de baisser dans les intentions de vote. Moi qui me disais qu’ils ne pouvaient pas aller plus bas, voilà qu’ils prouvent que j’ai tord ^^. Remarque: je n’en suis pas déçu non plus…

Deuxième constat: le PVQ a chutté de 3 points, pour revenir à la parité avec Québec Solidaire. Ça, c’est plus ou moins étonnant, car le PVQ était sur une lancée. C’est un peu ce que j’avais dit il y a peu de temps: les électeurs tendent une perche au Parti Vert, ils sont intéressés à en savoir plus. Mais de mon côté, je n’ai rien vu dans les médias sur le PVQ ce mois-ci et l’attention des électeurs s’est donc reportée sur d’autres partis.

Le PLQ et le PQ augmentent tous deux de 3% dans les intentions de vote. On semble satisfaits de leur performance, malgré que je trouve que le PQ n’a pas eu beaucoup de présence d’esprit ce mois-ci…

Pourquoi nous utilisons encore le moteur à combustion

Il y a quelques temps, Jimmy s’interrogeait sur son blogue au sujet des motifs pour lesquels on nous offrait si peu d’alternatives au moteur à combustion à l’essence ou au diesel. Il est vrai qu’actuellement, presque tous les véhicules de promenade (pour reprendre les termes de la Société des Transports, car je vais bientôt passer un examen) sont équippés, directement ou indirectement, d’un moteur à combustion. Il y a plusieurs motifs à cela, et je vais tenter d’en expliquer quelques-uns.

Ce que vous voyez, c’est un modèle d’un cycle de Diesel, qui produit du travail à partir de l’énergie émise par la compression d’un gaz. Dans un standard d’air (en assumant que le gaz utilisé se comporte comme de l’air), l’efficacité thermique idéale est de 55% approximativement. C’est un des modèles que l’on a explorés en thermodynamique pour les cycles générant de la puissance à partir de gaz… Je me garde de vous en expliquer plus, vous dormiriez sur votre écran.

Alors, il faut savoir que le moteur est un engin redoutablement efficace. Imaginez qu’avec une poignée de litres d’hydrocarbures liquides, on arrive à faire parcourir une centaine de kilomètres à quelques tonnes d’acier, en plus des passagers du véhicule. La voiture actuelle est un profige impressionnant de mécanique et de thermodynamique, où la friction des roues en contact avec le sol fait avancer un engin extrêmement lourd. Il a fallu plus d’un siècle de recherches pour en arriver au résultat actuel, où presque une personne sur deux en Occident possède une voiture. Là encore, nous assistons à un miracle; non seulement l’automobile est un moyen de transport complexe, mais efficace, mais elle est aussi accessible à un grand nombre de gens.

Mais le problème est qu’en ce début de 21e siècle, l’automobile en est à une période majeure de remise en question de plus en plus sérieuse. Le transport est responsable du tiers des émissions de GES qui pourraient entraîner un réchauffement climatique rapide. L’automobile émet des gaz responsables en partie du smog urbain et de l’accumulations de poussières dans l’air, deux phénomènes responsables de milliers de morts, seulement au Canada. Et plus récemment, la hausse de la demande de pétrole, combinée à une offre relativement stagnante et limitée, a fait augmenter les coûts de transport et l’accessibilité de l’automobile du XXe siècle. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une automobile qui évolue et entre dans le 21 siècle.

Pour l’instant, l’automobile est trop profondément ancrée dans nos vies pour revoir de quelque façon sa légitimité ou son utilisation. Plus le temps avancera et plus cette situation changera; les gens ayant la possibilité de voyager autrement le feront de plus en plus et remettront en question l’utilisation de leur auto. Quand les distances à parcourir sont petites et que les alternatives existent, on les utilisera, que ce soit le vélo, le transport en commun ou peut-être même d’autres véhicules individuelles, comme le scooter électrique.

Ça, c’est ce que je crois. L’automobile est condamnée à faire partie d’un cocktail de moyens de transport aux caractéristiques bien différentes. Ce ne sera plus l’Alternative dans le transport, mais bien l’une des alternatives. L’époque de la ville de l’automobile rêvée par GM a déjà commencé son déclin, cédant de plus en plus de places aux vélos à Montréal, par exemple, ou au tramway en France, à Khansas City ou à Munich, pour ne citer qu’eux.

Maintenant que l’on est mis en contexte, concentrons-nous un peu plus sur la question de Jimmy: pourquoi offre-t-on si peu d’alternatives au moteur à combustion, alors que nous savons que les conséquences de son utilisation deviennent de moins en moins alléchantes?

L’argument classique est de dire que les gros fabricants d’automobiles ont une relation quasi-symbiotique avec les pétrolières tel BP et Royal Dutch Shell. La vérité est que si les manufacturiers automobiles  avaient le moindre doute solide qu’une autre alternative que le pétrole comme moyen de transport leur était rentable, Ford, Toyota et Volkswagen sortiraient demain matin pour nous dire: “Le pétrole, c’est mal, v’voyez. Ça nuit à notre santé et pourrait causer un réchauffement climatique, v’voyez…” Mais tant et aussi longtemps que leur argent viendra de la fabrication de moyens de transport à essence, aucune compagnie d’automobiles ne dira cela, même si elle en est parfaitement consciente. Ce qu’il faut, c’est creuser plus en profondeur et chercher pourquoi cette relation symbiotique existe.

Depuis 20 ans, l’industrie automobile est en piteux état. Presque toutes les petites compagnies automobiles, comme Mustang ou Volvo, ont été achetées par des plus grosses. Les concessionnaires se font la peau pour offrir du financement à outrance à l’achat d’automobiles, car c’est le seul moyen de stimuler les ventes. Détroit, capitale de l’automobile, a connu des milliers de mises à pied à cause de fermetures d’usines de voitures. L’Ontario est prise à financer des compagnies d’automobiles, alors qu’elle n’est même pas garantie que de tels investissements préviendront les mises à pied, et les syndicats doivent accepter que les employés aient des gels de salaire. Ajoutons à cela que les profits des grandes compagnies automobiles sont presque toujours plus petits que l’année précédente. Si ça, c’est pas les symptômes d’un secteur en déclin, je ne sais pas ce que c’est!

Or, quand les choses vont mal, on n’investit pas dans des technologies à risque ou que l’on sait déficitaires, comme l’auto électrique ou le moteur à hydrogène. On investit là où on a de l’expérience et dans ce sur quoi on a bâti la fortune de la compagnie: l’automobile à essence! N’allez pas croire que Ford n’aimerait pas produire d’autres types de voitures; c’est simplement ce qui leur rapporterait, à court terme, le plus d’argent. Et c’est ce qu’ils savent faire de mieux.

N’oublions pas aussi les problèmes reliés aux technologies alternatives. Les batteries de voitures hybrides perdent de leur potentiel avec le temps et sont coûteuses. L’expérience pratique a montré en Islande et ailleurs que le moteur à hydrogène n’est pas encore une technologie rentable (même si on le savait déjà et que cela a contribué à la recherche dans le domaine). La voiture électrique a une autonomie limitée par sa capacité à stocker de l’énergie. Devant tout cela, une industrie automobile ancienne ayant fait sa fortune sur l’essence ne voit sa source de profits à court terme que dans la voiture à essence. Traitez-moi de pessimiste si vous le voulez, mais c’est pour cela que l’on n’a pas d’alternatives valables au moteur à combustion sur le marché en ce moment.

Tout cela semble montrer le portrait de producteurs en difficulté et qui n’arrivent pas à répondre aux demandes des clients pour un meilleur produit, mais ne vous inquiétez pas trop, car il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

Le premier point positif est que malgré une demande croissante, l’offre actuelle du pétrole est plus ou moins au plus haut point qu’elle n’atteindra jamais, au niveau mondial. En clair: on ne produira probablement plus jamais autant de pétrole que maintenant. Pas mal comme incitatif pour toute alternative au pétrole et donc, au moteur à combustion.

Cela a incité l’arrivée de nouveaux développeurs automobiles, plus petits, comme Tesla Motors, qui offre déjà une alternative de qualité avec sa voiture électrique. Cela force les plus gros fabricants à les concurrencer en faisant leurs propres voitures électriques, ou en achetant la compagnie et en continuant à produire des automobiles électriques de qualité. L’arrivée de petits concessionnaires stimule aussi l’innovation dans les moteurs alternatifs, alors que la présence uniquement de gros fabricants dans l’arène stimule plutôt une innovation “conservatrice” dans le moteur à essence.

Il ne faut pas non plus négliger l’arrivée de la Chine sur le marché automobile. Cela augmente la demande de pétrole et accélère le pic pétrolier. Mais en plus, les Chinois créent un nouveau marché où des fabricants de voitures cherchent à innover.

Finalement, il y a la présence d’incitatifs gouvernementaux qui visent à favoriser les alternatives. Parfois, cela prend la forme d’un rabais au consommateur pour l’achat d’un véhicule plus économe d’essence. D’autres fois, le gouvernement aide à la recherche sur 3 bus à hydrogènes, comme en Islande. L’Israël a aussi lancé un appel d’offres (relevé par Renault-Nissan) pour fabriquer des voitures électriques à batteries facilement installables, afin de pouvoir les changer dans les stations services pour des batteries pleines, lorsque celles-ci sont vides. Ainsi, au lieu d’acheter une batterie avec votre auto, vous louez le service que les batteries fournissent pour faire avancer votre voiture. Un autre exemple fonctionnel d’économie de services ^^.

Bien que les libertarien crasses croient que les consommateurs doivent prendre l’initiative seuls, moi, je suis content que le gouvernement finance à partir de mes taxes (pour le peu que je fournis, étant étudiant…), à trouver des alternatives au moteur à combustion.

En conclusion, on voit des signes avant-coureurs de possibilités d’alternatives au moteur à combustion. Je crois, personnellement, que l’on assiste à une nouvelle génération de fabricants automobiles qui tentent de mieux répondre aux demandes de l’époque. Ce n’est pas la fin du moteur à combustion, mais celui-ci devra apprendre à pallier à d’autres alternatives.

Vers une économie de services

C’est une méthode que de plus en plus de designers imaginent, pour limiter l’impact environnemental des produits que l’on fait dans le monde. C’est un mode de gestion bénéfique, contrairement à l’approche de Lawrence Summers (mon dernier article), qui fut tant apprécié par le Contracteur Destructif. Il faut noter que c’est un mode de gestion qui peut s’étendre bien plus longtemps que mon article, William McDonough et Mike Braungart ayant effectué une analyse bien plus poussée que moi dans le livre Craddle to Craddle (très intéressant, si vous aimez le design des produits et très lourd dans le cas contraire).

L’économie de services se base sur un concept simple: Déchet = Nourriture. Un déchet, c’est un produit qui peut avoir une utilité importante, pourvu que l’on arrive à le ramener dans la chaîne de la consommation. Le problème est qu’en ce moment, il est plus bénéfique de jetter nos ressources  à la poubelle et d’utiliser de la nouvelle matière pour refaire le même produit (matière organique, résidus domestiques dangereux et tous les produits que vous jettez). Pourtant, dans une économie ou l’on reconnaît les possibilités d’un déchet, il est possible de l’utiliser pour refaire le produit de départ. L’économie de services est un des moyens d’arriver à cet objectif.

L’économie de services, c’est qu’au lieu d’offrir un produit, une entreprise offre le service que ce produit fournit. Prenons un exemple: au lieu d’acheter une télévision, vous louez la télévision à la compagnie Vide-étron, afin de bénéficier du service que la télévision offre, soit de regarder les chaînes. Vous payez un montant mensuel équivalent au prix d’une télé, amorti sur 10 ans (en estimant qu’une télé chez vous a une durée de vie de 10 ans). Après les 10 ans, votre télé retourne à son propriétaire, soit l’entreprise.

Cela semble assez chiant pour le consommateur. Il n’est pas propriétaire de sa propre télé, quelle honte! Mais continuons plus loin. La télé revient donc à l’entreprise. Disons que vous êtes satisfaits de votre service; vous renouvelez votre abonnement mensuel avec le fournisseur, qui vous amène une nouvelle télé de l’année, disons un peu plus high-tech (un bouton rouge clignote quand vous appuyez sur la télécommande… je pense que c’est le plus high-tech que j’aie remarqué comme innovation avec la HD, à part d’un écran moins large et un écran plus gros). Vous êtes content, votre télé est nouvelle, toute belle, ses composantes sont en parfait état.

Votre vieille télé, par contre, retourne à l’entreprise. Et c’est là que les emmerdes commencent; l’entreprise en question est encore propriétaire de cette télé, ainsi que de millions d’autres télés qu’elle a louées il y a 10 ans. En 1994, il fallait théoriquement un permis de transport de matières dangereuses pour transporter 20 télés dans son pick-up, à cause de la concentration de plomb et de mercure, d’ailleurs…

Vous êtes une entreprise avec, disons, 1 million de télés usées (vous avez une modeste part du marché américain). Qu’est-ce que vous faites avec ces merdes? Vous pouvez les enfouir, mais cela coûterait une fortune! En plus, l’Environmental Protection Agency (EPA) estime que ces produits sont des RDD (Résidus domestiques dangereux) et qu’ils doivent être traités avant d’être enfouis, une action qui coûte habituellement 600$ la tonne. Dans ce cas, jetter à la poubelle des télévisions ne devient plus une alternative intéressante.

Allons encore plus loin et présumons que le propriétaire de l’entreprise ait un cerveau plus gros qu’une peanut dans la tête, ce qui est arrivé parfois dans l’histoire du corporatisme des 150 dernières années à quelques rares occasions. Celui-ci se dit: “Bon, j’ai 1 millions de télés en réserve qui ne sont plus utilisées. Bien sur, plusieurs de ces composantes sont encore en état de marche, et la technologie des télévisions a très peu changé au niveau des conduits… Pourquoi ne pas récupérer ces machines pour servir à fabriquer d’autres machines?” Ainsi, une usine de désassemblage est aussi lancée, où l’on récupère les parties importantes de la télévision, pour les ré-insérer dans les modèles prochains, au lieu d’envoyer des produits technologiques importants à la décharge et d’en extraire d’autres à gros prix.

Qu’est-ce que cela change? Premièrement, les matières sont ré-utilisées et les gens ont avantage à les ré-utiliser à pleine capacité, contrairement au recyclage. En recyclant, très peu de produits sont utilisés pour fabriquer un produit à valeur égale. En second lieu, cela amène une toute nouvelle approche au design des produits; au lieu de créer un produit pour 10 ans, on le conçoit pour qu’il soit de meilleure qualité, afin qu’on puisse le ré-utiliser théoriquement à l’infini. Les clients qui louent votre service ont donc accès à un produit plus performant. En plus, le désassemblage est un procédé qui demande une plus grande main d’oeuvre que l’assemblage, et crée donc beaucoup d’emplois (même si on perd des emplois en matières premières). Finalement, vous utilisez moins de matière première et restez plus en contrôle de vos propres ressources, car vous ré-utilisez les mêmes.

Source: Flickr Moment of inertia

C’est ce que l’entreprise Interface fait avec ses tapis, dans la forme du “Bail Evergreen“. Au lieu de vous vendre le tapis, elle le loue pour un prix mensuel.  Interface demeure responsable et propriétaire du tapis. S’il y a un dégât ou une brisure, grâce au design de leurs tapis, Interface est capable d’en remplacer un morceau par un autre sans que cela ne semble faire une différence. Et si vous regardez l’image d’en haut, elle n’est pas laide non plus…

La location du tapis Evergreen fait que vous n’êtes pas responsables de l’entretien du tapis et que celui-ci a été conçu pour être recyclé et ré-utilisé pour faire un autre tapis, lorsque vous voudrez céder votre bail et faire poser du bois-franc ou autre chose sur le sol. Note: Interface offre surtout ce service de tapis par bail pour les bureaux d’entreprises…

Donc, ce genre d’économie de services rend une entreprise responsable de son produit qu’elle offre. Elle en reste propriétaire et a intérêt à en faire un produit de qualité qu’elle peut ré-utiliser au meilleur de ce potentiel. Cela peut aussi être économique, en limitant la quantité de matière première nécessaire. C’est pourquoi cette philosophie de services commence à voir naissance de plus en plus dans les entreprises, surtout depuis qu’Interface a connu tellement de succès.

Pour plus d’informations, l’encyclopédie de l’Agora offre de bons exemples de possibilités pour l’économie de services.

Pourquoi je ne suis pas d’extrême-droite…

En fait, je ne suis même pas à droite, ni de centre… Et je ne me vois pas non plus de centre-gauche. Cette idéologie est parfois truffée de personnes avec d’extrêmement bonnes volontés qui font de mauvaises décisions ou ne vont pas assez loin.

Mais voilà un article de Lawrence Summers [Wikipedia], ex-VP de la Banque Mondiale et secrétaire du Trésor aux États-Unis pendant l’ère Clinton.

From this point of view a given amount of health impairing pollution should be done in the country with the lowest cost, which will be the country with the lowest wages. I think the economic logic behind dumping a load of toxic waste in the lowest wage country is impeccable and we should face up to that.

(De ce point de vue, une certaine quantité de pollution néfaste pour la santé devrait être faite dans le pays avec les plus faibles coûts, et donc le pays avec les plus bas salaires. Je crois que la logique économique derrière jetter des matières toxiques dans le pays avec le plus bas salaire est impeccable, et nous devrions accepter cela.)

L’article complet se trouve ici. D’autres bouts de son mémo qui a été récupéré par des groupes environnementaux sont tout aussi horribles. La fuite n’est pas très récente; elle date de 1991.

Voilà pourquoi je ne peux être d’extrême-droite. Je ne peux accepter que l’on traite les plus pauvres comme les pires personnes de l’humanité, et que je crois qu’au lieu de domper nos déchets dans d’autres pays afin de créer des emplois, il serait mieux de produire moins de déchets et d’aider ces personnes autrement qu’en leur offrant nos détritus.

Réflexions sur notre assiette…

Je m’interroge pas très souvent sur ce que je mange… En fait, j’ai 20 ans, je suis encore très jeune et je mange à peu près n’importe quoi, hormis des champignons de Paris et les piments… Pour moi, une pizza toute garnie, c’est une pizza peperoni-fromage gaspillée.

Mais bon, je m’interrogeais récemment surtout sur ce que l’on nous sert comme bouffe dans les restaurants, par exemple. Je regarde dans les restaurants où je vais souvent et j’ai l’impression que le plat principal en est toujours un de viandes. Est-ce normal?

Pourtant, si je regarde les tableaux de guides alimentaires partout dans le monde, il semble y avoir un consensus commun que le plat principal devrait être composé de légumes, de fruits et de céréales. Voilà d’ailleurs un tableau comparatif de 4 guides alimentaires dans le monde: le guide Canadien, Français, Américain et celui d’Okinawa, très populaire dans la diète asiatique.

*Note: le guide de France suggère de manger des produits céréaliers “à chaque repas”, mais ne spécifie pas de chiffre.

Alors, cela me semble que le guide alimentaire le plus pessimiste suggère un maximum de 3 consommations de viande par jour. Selon le USDA, pourtant pas le plus sévère au niveau de l’alimentation, il ne faudrait pas consommer plus d’une demi-livre de viande par semaine. McDonald’s sert un double quart de livre… Cela représente 69% de la valeur de gras qu’il faudrait consommer dans la journée.

C’est ironique que le groupe des viandes soit celui que l’on suggère d’utiliser le moins, suivi des produits laitiers, alors que la majorité de la superficie agricole soit liée à l’élevage. Si on inclut les paturages, les récoltes de fourrage, de maïs et de nourriture destinée à l’élevage, la production animale représente 70% de la superficie agricole du monde, ou 30% de la Terre. C’est aussi responsable des émissions de 18% des GES du monde.

Voilà donc un truc particulier… On sait que les viandes et substituts sont nécessaires pour avoir des protéines et être en santé, mais notre production de viandes et de produits dérivés est extrêmement élevée, comparativement à ce dont on a besoin. Il serait donc temps de se poser des questions sur la façon dont nous mangeons.

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