
Le panic dressé, aussi appelé le “Switchgrass“, est une plante indigène de l’Amérique du Nord, plus précisément des prairies Américaines. Elle a plusieurs utilités

Bien entendu, pour un égnégneur en bioressources, ces caractéristiques sont bien intéressantes. La plante est adaptée à notre climat (elle se retrouve presque partout en Amérique, même dans les Rocheuses), résiste aux intempéries comme les pluies importantes ou les vents puissants et a des racines profondes (ce qui prévient l’érosion des sols). Je ne m’aventure pas loin en disant qu’il peut être utilisé comme ligne protectrice pour protéger les cours d’eau des rivières de produits chimiques agricoles, comme les normes gouvernementales l’exigent.
Mais au-delà de ces caractéristiques, le panic dressé a aussi d’autres utilités, qui attire l’attention de plus en plus. D’abord, c’est une herbe perannuelle (elle offre deux récoltes par année), ce qui fait qu’elle peut être récoltée plus souvent que les autres récoltes. Comme elle est une plante indigène, elle résiste aux pestes locales et est adaptée au sol Américain, ce qui signifie qu’elle nécessite moins d’engrais chimiques et moins de pesticides. Plusieurs types de panic dressé existent; la plus petite variété peut atteindre 5 à 6 pieds de haut, tandis que la plus grande, trouvée dans le Sud-Est des États-Unis, peut faire 12 pieds de hauteur, soit environ 3.5 mètres. Comme c’est une plante très productive, elle est utilisée comme produit de remplacement pour les centrales au charbon, où le panic dressé est brûlé avec des hydrocarbures pour rendre le procédé plus économique et moins dommageable pour l’environnement. Elle est aussi employée comme fourrage pour animal. Mais, bien entendu, si vous suivez l’actualité environnementale ou les bio-carburants, la dernière trouvaille sur l’utilité du “Switchgrass” serait dans la production d’éthanol!
En 2006, George W. Bush, président des États-Unis, soulignait l’importance de la recherche en biocarburants, notamment dans le panic dressé. Voici un extrait du State of Union:
We must also change how we power our automobiles. We will increase our research in better batteries for hybrid and electric cars, and in pollution-free cars that run on hydrogen.
We will also fund additional research in cutting-edge methods of producing ethanol, not just from corn but from wood chips, stalks, or switch grass. Our goal is to make this new kind of ethanol practical and competitive within six years.
Breakthroughs on this and other new technologies will help us reach another great goal: to replace more than 75 percent of our oil imports from the Middle East by 2025.
bémol: une étude de l’université de Toronto a par contre montré lors d’un ACV (Analyse du Cycle de Vie) que dans un moteur E-85, le potentiel de réduction de GES était légèrement plus élevé avec de l’éthanol de maïs. Par contre, vu les rendements au niveau de la superficie des sols, l’éthanol de panic dressé est plus environnemental que l’éthanol de maïs ou même de canne à sucre.
L’éthanol de switchgrass doit être produit par un procédé d’éthanol cellulosique. À cause de cela, il doit être recherché plus profondément afin d’améliorer le processus de transformation en éthanol. On croit que d’ici 2010 à 2012, ce procédé sera à jour pour être commercialisé aux États-Unis.
En espérant voir quelques champs du Québec se convertir du maïs au panic dressé, et quelques environnementalistes et septiques de l’éthanol de première génération voir les possibilités à plus long terme de ce que ces bio-carburants peuvent représenter pour l’avenir énergétique du Québec, de l’Amérique et, peut-être à plus grande échelle, du monde.
Sources:
Switchgrass profile Site intéressant
Un bio-carburant prometteur: le “Switchgrass” « Progressistes a dit,
mai 13, 2008 à 3:06
[...] Lire la suite… [...]
L’énergie des algues « Le blog de Manx a dit,
juin 21, 2008 à 10:01
[...] serait obtenu de la cellulose contenue dans toute matière végétale. Cela peut aller du bois au panic dressé, qui peut même à la limite être employé comme bande riverraine, à condition de ne pas utiliser [...]