Déménagé!

Voilà, vous me permettrez de faire dans le plus personnel de temps en temps.

On est le 25 août et je suis déménagé hier à nouveau dans ma bonne vieille résidence de MacDonald Campus. Pour les deux prochaines sessions, ce sera ce que je considère comme “ma maison”. Un petit appartement 1 pièce avec mon coloc (très sympa), les lits, le Danby (mini-frigo) et un réveil matin. En gros, le truc me sert à manger, dormir et d’entrepôt à DVDs et trucs d’hygiène. Ma maison, c’est plutôt le campus en général d’habitude.

L’été a été assez court et à la fois assez long. Je ne sais pas si ça vous arrive, mais j’ai un feeling d’avoir trouvé le temps long tout le temps et de m’êtredit à la fin de l’été: “Quoi? C’est tout? C’est déjà fini?”

C’est bizarre à dire, mais j’ai peut-être passé un passage assez bizarre de la vie. Je n’en suis pas sur et certain, mais il est possible (en fait, ce serait dificile à éviter) que cet été fut la dernière “longue” période de temps passé au foyer chez mes parents, d’où un peu l’emprêssement de rentrer à MacDonald. La rentrée, c’est la semaine prochaine, je travaille au centre-ville toute la semaine (ainsi que le lundi de la fête du travail), mais je vis déjà à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Je sens que j’ai besoin d’avancer un peu dans la vie. De retourner à mes études (qui ont été délaissées tout l’été et que tout les autres étudiants ont tenté de fuir pendant les 4 derniers mois), de vivre ma vie sur le campus, de revoir les chums de l’école (sans oublier les chums de Montréal); de reprendre ma vie là où je l’ai laissée en mai dernier, quoi!

C’est pas que l’été a été plate ou que je voulais partir de chez mes parents, ou que je fais mon ingrat en quittant les vieux chums de Montréal. C’est juste que je sais que c’est par là que je dois aller, et je suis content d’y foncer la tête baissée! J’ai perdu quelques petits trucs importants à ma vie en choisissant de prendre ce chemin qui fait que je dois me distancer de ma vie dans la métropole, avec le métro/boulot/dodo, mais je savais que ça risquerait d’arriver. Au final, je suis quand même content de ce que je fais, car j’ai l’impression que je progresse, que je me dirige quelque part. Où? Ça, c’est une énigme que l’on se pose à mon sujet depuis très très longtemps, où je vais. Je ne sais pas, c’est quoi le point final de ma destination (en fait, je sais à peu près ce que je veux faire plus tard), mais je sais dans quelle direction il faut que j’aille.

Le retour au Moyen Âge

L’an derniers, Sylvio Berlusconi redevenait le chef d’État d’Italie, suite en grande partie à la promesse électorale de faire de la situation des déchets à Naples la première de ses priorités.

À la mi-juillet, Berlusconi a finalement soulagé les habitants de la ville et des environs, soulignant que la crise “est terminée” à Naples, bien qu’il reste encore quelques efforts à fournir. En un an, 35,000 tonnes de déchets ont été sorties des rues de la ville et des environs pour être enfouies ailleurs ou incinérées en Suisse, comme l’avaient proposé leurs compatriotes Européens devant l’urgence d’une telle situation.

Depuis 14 ans, la ville de Naples subit un problème au niveau de la gestion des résidus solides, en partie parce que les entreprises qui géraient les dompes (souvent appartenant à une branche de la mafia: la Camorra) étaient mal gérées et se sont remplies à un rythme effrenné. Suite à cela, la ville a été replongée dans le Moyen Âge; en 2007, des déchets tronquaient la beauté de la ville Napolitaine. Les conséquences sont venues d’elles-même: l’arrivée de rats, de moustiques, l’ôdeur plus ou moins sulfureuse de la matière organique en décomposition (dans certaines banlieues, les piles de déchets ont atteint les 3 mètres de hauteur). La situation a été à ce point alarmante qu’à la mi-2007, certaines écoles ont fermé prématurément, avant la fin du calendrier scolaire, car ces déchets étaient devenus un risque pour la santé des plus jeunes. Selon BBC News, ces déchets ont même ramené des maladies, comme certains cas de choléra, dans la ville. Le tout a été si grave que même le monde agricole en a été touché; on a détecté des cas de bufflones (un type de vache qui produit le lait pour le mozarella) qui produisaient un lait contenant trop de dioxines. Cela serait du au fait que l’on aurait nourri ces animaux dans des pâturages où ont été relâchés des déchets toxiques.

Devant cette crise, on a assisté à plusieurs comportements; certains ont voulu brûler les détritus, ce qui relâchait des fumées cancéreuses dans un environnement non-protégé. Les pompiers ont du intervenir dans plusieurs de ces cas. L’an dernier, afin d’éviter que de tels cas n’empirent encore davantage l’environnement urbain et péri-urbain de Naples, Romano Prodi avait fait intervenir l’armée dans les rues de la ville pour mieux gérer cette crise (notamment en retirant les ordures aux abords des écoles).

C’est un peu paradoxal que l’on nous dise que l’environnement dans lequel nous vivons n’est pas un facteur très important, car il a été prouvé dans le passé qu’il affecte le bien-être mental et physique, en affectant nos émotions et notre système immunitaire. On a déjà parlé de la vitamine “G” (pour “Green”) et les études se contredisent entre elles pour mesurer le degré d’influence de politiques vertes ou favorisant l’activité physique. Mais l’exemple de Naples nous montre les risques d’une mauvaise gestion basée sur le profit et ne tenant pas compte des externalités (la capacité d’enfouissement des sites), ainsi que l’inaction gouvernementale.

Mais il y a une chose de sûre: je préfère habiter à Vienne, qui a une ceinture verte de 30% de son territoire, que de vivre à Naples où le choléra est ré-apparu.

Il n’y a pas de colonisé!

Bon, aujourd’hui, je me suis dit que j’allais ne plus ravaler cette pillule.

Je suis souverainiste. Je suis fier de ma culture. À la Saint-Jean, je regarde le show, on boit entre chums et on se remémorre le passé de notre nation, à défaut de ne pas pouvoir dire “notre pays” (pour l’instant, car l’indépendance du Québec est inévitable).

Mais ce que je n’aime pas, c’est les gens qui traitent de “colonisés” ceux qui répondent en anglais quand on leur parle en anglais. Bien entendu, vous comprendrez que je figure dans ce groupe de gens qui répondent en anglais. Mais il faut que j’explique quelques petits trucs.

Premièrement: la culture Québécoise se porte bien, merci! On a des médias qui promeuvent nos arts; pour nous, c’est une priorité de premier plan. Montréal fleurit au niveau international, au point que les gens sont tellement fiers de leur ville qu’ils ont été les plus nombreux à voter pour elle comme ville principale du jeu Monopoly Monde. Québec, quant à elle, connaît son année de gloire pour son 400e anniversaire. Les cultures régionales se sont développées depuis longtemps grâce à des produits variés, surtout, et à des habitudes “ben de che nous!” On se rappelle des clichés: des gens d’Alma là-là, du homard de la Gaspésie, du parc du Bic, des pommes (et des cidres, clin d’oeil ^^) de Montérégie, de l’esprit travaillant des Beaucerons, etc. C’est quelque chose qu’on ne perdra jamais.

Et on ne perdra jamais notre français tant que l’on ne le voudra pas. Et je ne vois personne, même parmi les jeunesses libérales, qui veuille que les Québécois en perdent leur langue latine.

Alors, pour moi, parler en anglais à quelqu’un qui me parle anglais, c’est normal. Notre langue et notre culture ne sont pas menacées par “l’ennemi anglophone francophobe”. Ces gens-là ont quitté le Québec depuis longtemps, pour plusieurs avec le coup de pied au derrière qu’ils méritaient de notre part. Pour moi, parler en anglais, c’est normal. Je m’adresse d’abord en français aux gens et, s’ils me parlent en anglais, c’est qu’ils ne sont pas à l’aise avec le français. Si je suis plus à l’aise à parler anglais que cette personne n’est à l’aise à parler français, je n’y vois aucun mal. Qui plus est, je pousse même mon rabaissement en me disant que c’est la bonne chose à faire; ainsi, j’ai l’impression de traiter mon interlocuteur avec égalité.

Olympiques: le maillot de la victoire

Si vous suivez les Olympiques, vous remarquerez qu’il n’y a pas un jour où l’on ne nous donne pas de nouvelles en première page sur les épreuves de natation, notamment sur Michael Phelps. Au moment où je vous parle, Phelps a fait 6 de ses 8 courses. En 6 courses, il a battu 6 records mondiaux et gagné 6 médailles d’or, soit la moitié des médailles d’or des États-Unis. Wow!

Il faut s’entendre sur un point: Phelps a le physique d’un nageur né. Il chausse du 14 (ça équivaut à peu près à moi si je portais des palmes…), a de très longs bras et ses abs supérieurs sont malades. Avec un corps que l’on croirait “fabriqué” pour la natation, il a une longueur d’avance sur ses concurrents.

Qui plus est, les Chinois se sont dits qu’ils aimeraient bien que l’on brise des records mondiaux à leurs Olympiques. À cause de cela, la piscine olympique a été aménagée pour réduire les vagues, grâce à des câbles plus épais capables d’absorber le choc des vagues, ainsi qu’à une longueur d’écumoir supplémentaire (un peu comme dans les bassins à Claude-Robillard, piscine utilisée pour les Olympiques de ‘76 à Montréal) pour retenir les vagues. En réduisant celles-ci, on permet aux nageurs d’avoir un meilleur aérodynamisme.

Remarquez aussi la position de Michael Phelps. Les Chinois veulent qu’il gagne! Ils veulent qu’il fracasse des records. On le place donc toujours dans le couloir du centre (4 ou 5), car plus on s’approche du côté des écumoirs, plus on prend de vagues et plus on est ralenti par celles-ci. Ce n’est pas beaucoup, mais au niveau olympiqe, les compétitions se gagnent en centièmes de secondes. Les records mondiaux aussi.

Finalement, il ne faut pas oublier le Speedo. Depuis le début 2008, Speedo a lancé le maillot LZR Racer.

De janvier à avril 2008, 18 des 19 records mondiaux battus en natation ont été gagnés par des athlètes portant le LZR Racer. Selon eux, le maillot réduirait la friction de 5% par rapport à tout autre maillot. Speedo affirme que ce maillot va 4% plus rapidement dans les départs, les sprints et les virages. Il est extrêmement moulant et s’use au bout de 5 courses, environ (car les athlètes ont trop étiré le matériau). Afin de le mettre adéquatement, il faut sacrer pendant 10 à 15 minutes. Et attention! Ce maillot coûte 320 livres Sterling.

Un dernier point bien particulier: si vous regardez les compétitions de natation olympiques, vous remarquerez un détail: plus vous avancez dans les finales, plus il y a de Speedos dans les maillots des nageurs. C’est même impressionnant de voir un message si direct!

La FINA (Fédération Internationale de Natation – responsable des sports aquatiques), le comité Olympique et la Chine sont contents. Pour ces derniers, un seul athlète vient de fracasser 6 records mondiaux. Le pays et le comité olympique ont de quoi se réjouir. Pour la FINA, c’est le nirvana. On parle de la natation jour après jour, en première page du cahier sport, quand ce n’est pas en première page du journal en soi. Et il y a de quoi; les performances de Phelps sont remarquables. Il inspirera une génération complète de nageurs à continuer à faire des efforts pour se dépasser, ce qui contribuera au prestige des disciplines aquatiques dans le monde. Aux quatre coins de la planète, on parle des performances de l’athlète Américain.

Mais un dernier gros gagnant de cette percée en natation, c’est Speedo. Les concurrents sortent dans les médias pour dire que le LZR Racer est un maillot trop perfectionné pour que les athlètes commandités par leurs compagnies ne puissent rivaliser. Nike, qui a commandité des nageurs, leur a même permis d’employer le LZR Racer pour les jeux Olympiques. Imaginez la relève des nageurs de niveau olympique; bien rares (et bien idiots) sont ceux qui ne rêvent pas d’ête commandités par Speedo en ce moment.

La seule exception, c’est Adidas et l’Allemagne. Ce pays a refusé que ses athlètes nageurs ne portent autre chose que du Adidas. Cela n’a pas empêché une nageuse de gagner une médaille d’or ce soir… ou ce matin, pour le monde à Beijing.

On voit bien que derrière les performances de Phelps, il y a beaucoup de gens qui se réjouissent. Je tiens simplement à ajouter un détail: les performances du maillot, la modification de la piscine olympique Chinoise et la position de Phelps dans les couloirs du centre ne tuent pas la gloire que l’athlète a obtenu en gagnant 6 courses et en battant 6 records mondiaux jusqu’à date. Cet homme est un athlète qui inspire le monde de la natation et le monde olympique.

Il faut que je vous avoue: je hais faire de la natation compétitive. J’ai commencé la natation à 3 ans; j’ai arrêté à 12 ans. J’ai fait du water-polo de l’âge de 8 à 15 ans, et depuis cette époque, je suis sauveteur. Je préfère jouer au water-polo, mais voir des courses de natation. J’ai toujours adoré le domaine des sports aquatique et je suis resté depuis ma plus tendre enfance tout près de la piscine. De voir cette innovation technologique au niveau des maillots de bain, ça m’impressionne au plus haut point. Mon côté “ingénieur” et mon côté “fan de sports aquatiques” sont tous deux comblés par ces olympiques.

Le béton de chanvre

En sciences des matériaux, il y a un domaine qui est fortement délaissé, soit celui des matières dites “biologiques”. En cela, on peut parler du bois, par exemple, qui est fortement négligé en structures (hormis en milieu rural, plus particulièrement dans les bâtiments agricoles) du à son irrégularité dans ses propriétés. Une exception existe, toutefois: le pétrole brut, qui est utilisé très largement dans le monde comme matériau principal de plusieurs produits farfelus. La majorité des sacs de plastique, par exemple, sont issus de sa molécule, quoique l’on a vu des plastiques faits avec du maïs ou des pommes de terre.

Mais dans plusieurs cas, la matière organique revient à la mode dans les matériaux. Le nylon n’est plus à la mode, remplacé par le cotton ou d’autres textiles et les environnementalistes rêvent de voir arriver le jour où l’on remplacera les vestes parre-balles des policiers par un matériau immitant le fil d’araignée. En fait, la soie d’araignée n’est pas un matériau uniforme; ce serait presque un matériau composite. Sa composition et ses propriétés mécaniques varient le long de la corde selon la fonction que chaque morceau effectuera sur la corde (un joint n’est pas fait de la même façon qu’une soie qui devrait être tendue, ou une autre compressée). Le “king” de ces nouveaux matériaux organiques, pour lequel on voit un avenir des plus prometteurs, c’est le chanvre.

Le chanvre, c’est le nom que l’on donne à la famille des plantes dites Cannabis, lorsque celui-ci n’est pas utilisé pour raisons médicales ou… enfin, vous savez quelle est la principale utilité du cannabis. Ça met en lien du papier à rouler, des plantes séchées hachées finement et ça s’ensuit habituellement de l’achat de 3 ou 4 trios Big Mac. Quand on fait référence au chanvre, on fait plutôt référence aux usages des plantes de la famille Cannabis qui servent à autre chose: les graines peuvent être employées comme sources de protéines, la fibre comme matériau textile sans pesticides (la plante de chanvre n’a pas de parasites notables), comme papier (le chanvre peut être récolté bien plus souvent qu’un peuplier) ou dans les matériaux de construction. L’une de ces utilités est le béton de chanvre, un matériau de construction qui commence à gagner en popularité comme isolant dans les “bâtiments verts” de France.

Pour le monde qui connaissent assez bien le monde de la construction, vous comprendrez que les mots “béton” et “isolant” ne sont pas souvent employés dans la même phrase. Le béton, ça sert à faire une structure solide pour les fondations et à donner une structure solide, quand on y ajoute des barres d’acier ou des tiges de bambou (car le béton est très solide en compression, mais qu’il a besoin d’être renforcé pour avoir une certaine résistance lorsqu’il est étiré). Le béton classique est fait de 5 éléments de base: le ciment de Portland (un dérivé du calcaire et de la glaise), des aggrégats bruts (de la petite roches), des aggrégats fins (du sable, par exemple), de l’eau et de l’air. On peut y ajouter d’autres trucs pour lui apporter des propriétés particulières, mais à la base, le béton demande ces 5 éléments. Lorsque le tout est mélangé, l’eau et le ciment, en réaction avec l’air, forment une “colle” qui maintient très solidement les aggrégats ensemble. Dans l’industrie conventionnelle, on estime que cela prend 28 jours avant que le béton ait atteint sa force “maximale”. Par contre, dans plusieurs cas, le béton est assez solide au bout de 3 jours pour qu’on puisse lui faire subir certaines charges ou que l’on continue à travailler.

Le béton de chanvre, quant à lui, est habituellement composé de sable, d’eau, de ciment, d’air et de l’intérieur fibreux de la plante de chanvre. Il n’y a pas d’aggrégat brut, comme des pierres plus larges qu’un grain de sable. Le procédé de mélange est aussi très différent. La fibre de chanvre étant un matériau qui absorbe beaucoup d’eau avec le temps (en fait, la fibre peut absorber jusqu’à 5 fois son poids en eau), il serait plus difficile, par un procédé de mélange de béton conventionnel, de créer un béton de chanvre fiable, car il faudrait y ajouter de grandes quantités d’eau. Qui plus est, il faudrait plusieurs mois, au lieu de 28 jours, pour obtenir un béton entièrement solidifié. Certains estiment même qu’il faudrait environ 1 an pour qu’une structure en béton de chanvre fait avec une méthode conventionnelle n’obtienne sa solidité optimale. Quand on fait de la construction, on n’a pas envie d’attendre un an que la structure ne se solidifie.

Pour cela, les français emploient la “méthode de projection” pour faire des structures de béton de chanvre. Cela consiste à mélanger ensemble le ciment, le sable et le chanvre, d’un côté, avec un minimum d’eau. Ensuite, une pompe projette dans un tuyau le mélange. Une deuxième pompe intégrée à la première ajoute une bonne quantité d’eau à la sortie du mélange, afin de pouvoir créer la colle. L’eau n’a pas le temps d’être absorbée par la fibre de chanvre et le ciment a donc le temps d’entrer en réaction avec l’eau pour former la colle. Grâce à ce procédé, le béton est prêt en environ 28 jours, comme c’est le standard dans l’industrie. Le procédé de projection est aussi utilisé pour les piscines creusées.

La fibre de chanvre est extrêmement peu dense. Le béton classique a une densité de 1700 à 2400 kg/mètre cube. Le béton de chanvre créé par procédé de projection a une densité d’environ 500 kg/mètre cube. Ce qui change cette densité, c’est que le béton de chanvre n’utilise pas de gros aggrégats lourds et est composé de plus d’air (qui est un excellent isolant). Le béton de chanvre projetté, par contre, a des propriétés mécaniques très faibles pour un béton, ce qui veut dire qu’il ne supporte pas des charges très grandes, comme le béton que l’on emploie pour faire les fondations qui supportent le poids de toute votre maison.

Par contre, on a remarqué que la conductibilité thermique du béton de chanvre était extrêmement intéressante. La conductibilité thermique, c’est la capacité de transmettre la chaleur; plus elle est faible et plus le matériau est un bon isolant. Donc, le béton de chanvre est considéré comme un excellent isolant. En fait, la technique de projection fonctionne bien sur une structure pré-établie. Si vous regardez l’image plus haut, vous verrez qu’il y a un grillage où le béton est projeté, afin de maintenir en quelque sorte le béton en place. Comme isolant, le béton de chanvre est donc projeté sur des structures, habituellement sur une ossature en bois capable de former l’armature du bâtiment. C’est un peu ce que montre ce vidéo, en plus d’en expliquer un peu plus sur le béton de chanvre.

On remarque toutefois quelque chose: plus le béton de chanvre est dense, plus il possède de fortes propriétés mécaniques et a une force structurelle. Par contre, moins le béton est dense, plus sa conductibilité thermique diminue, ce qui fait qu’il est un meilleur isolant. C’est pourquoi dans la majorité des structures, on préfère s’en servir comme isolant et de bâtir une ossature de bois capable de soutenir le poids du bâtiment.

Quoi qu’il en soit, le béton de chanvre devient un matériau qui croît en popularité en France, stimule la production agricole de chanvre et permet de créer des bâtiments innovateurs.

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