Salon national de l’environnement 2008

Je ne veux pas trop être dernière minute, pour les intéressés, mais en fin de semaine, c’est le Salon National de l’Environnement au quai du Vieux-Port. Il y aura une centaine de kiosques, des conférences assez intéressantes pour tous les milieux de l’environnement et quelques petits mini-cadeaux. Si vous amenez votre journal métro pour le recycler, on vous en donnera un d’ailleurs, il paraîtrait.

Si vous êtes intéressés, c’est un événement pas mal à voir, et en fin de semaine ils annoncent chaud. Ça fait toujours du bien de se trouver au Vieux-Port… Personnellement, je travaille vendredi et samedi, mais je serai là-bas dimanche pour voir le Salon.

Retour de GN

Il est dimanche, 2h45 et je viens de revenir du mini-GN d’une demi-journée hier ^^. En fait, je suis proche des organisateurs et on a eu une petite soirée autour du feu, bière à la main, à faire quelques jeux à boire.

Le GN a vraiment été bien ^^. Mon paladin a fait preuve d’un roleplay excellent, avec quelques tactiques pour contourner des trahisons que je savais que je recevrais… Quand on s’allie à une nécromancienne et un wanna-be empereur pour butter des orcs, il faut savoir aussi faire attention à ses arrières, vous savez ^^. Comme c’est un GN, il n’y a jamais vraiment de gagnants ni de perdants, mais j’ai quand même fini tué quelques minutes avant la fin du GN, entouré par une douzaine de zombies. J’en ai amené une bonne pelletée avec moi.

Je me prends une pause, je me repose les os de la cage thoracique, qui sont épuisés d’avoir soutenu les 20-30 livres de cotte de maille que j’avais sur le dos pendant 5 heures, et je vous reviendrai dans la semaine. En attendant, reposez-vous et soyez de bons geeks ^^.

Quand j’aurai des photos de l’événement, j’en laisserai une ou deux ici.

Yulblog

Mercredi, c’est le Yulblog. Je vais donc être à la Quincaillerie à 9h environ avec une coupe de bloggeurs, dont Noisette et probablement le Contracteur Destructif. Renart n’a pas encore confirmé sa présence sur son site web, mais on l’attend probablement aussi ^^.

Donc si ça vous tente de rencontrer quelques blogueurs, on sera là.

P.S. Après un mois passé avec plus d’un post par jour, je prends une (nécessaire) pause pour la semaine au moins.

Édit: Renart, Noisette et le Détracteur seront là eux aussi, ils ont confirmé leur présence.

Pourquoi je ne suis pas d’extrême-droite…

En fait, je ne suis même pas à droite, ni de centre… Et je ne me vois pas non plus de centre-gauche. Cette idéologie est parfois truffée de personnes avec d’extrêmement bonnes volontés qui font de mauvaises décisions ou ne vont pas assez loin.

Mais voilà un article de Lawrence Summers [Wikipedia], ex-VP de la Banque Mondiale et secrétaire du Trésor aux États-Unis pendant l’ère Clinton.

From this point of view a given amount of health impairing pollution should be done in the country with the lowest cost, which will be the country with the lowest wages. I think the economic logic behind dumping a load of toxic waste in the lowest wage country is impeccable and we should face up to that.

(De ce point de vue, une certaine quantité de pollution néfaste pour la santé devrait être faite dans le pays avec les plus faibles coûts, et donc le pays avec les plus bas salaires. Je crois que la logique économique derrière jetter des matières toxiques dans le pays avec le plus bas salaire est impeccable, et nous devrions accepter cela.)

L’article complet se trouve ici. D’autres bouts de son mémo qui a été récupéré par des groupes environnementaux sont tout aussi horribles. La fuite n’est pas très récente; elle date de 1991.

Voilà pourquoi je ne peux être d’extrême-droite. Je ne peux accepter que l’on traite les plus pauvres comme les pires personnes de l’humanité, et que je crois qu’au lieu de domper nos déchets dans d’autres pays afin de créer des emplois, il serait mieux de produire moins de déchets et d’aider ces personnes autrement qu’en leur offrant nos détritus.

Le champignon magique!

 

Au niveau gastronomique, je méprise les champignons de Paris. La texture molle est horrible et le goût est… étrange, pour ne pas donner le fond de ma pensée. Bien préparé dans d’autres plats, je l’endure, ou lorsque l’on utilise d’autres champignons, je dois avouer que je les préfère.

Les champignons font partie du règne des mycètes ou des fungi, terme aussi utilisé en anglais. Un organisme fongique est, en gros, un végétal sans tige, sans feuilles ni racines [Wikipedia]. Puisque la majorité des fungi n’utilisent pas de chlorophylle et n’ont pas de feuilles, la majorité d’entre eux peuvent survivre sans la présence de lumière. Les fungi sont d’excellents agents qui ont rendu d’énormes services à la biosphère et l’être humain. On évalue que certains d’entre eux pourraient servir de médicaments à la variole, la maladie qui a fait le plus de morts dans l’histoire de l’humanité. Le rôle des fungi dans l’enrichissement des sols et le contrôle de l’humidité est aussi remarquable.

Mais aujourd’hui, je n’ai pas envie d’aller chercher plus en profondeur dans le royaume des mycètes, parce que mes connaissances dans le domaine sont limitées et que ce monde est encore extrêmement mal compris, même par les universitaires. Ce que j’ai appris, par contre, est que grâce à certaines espèces de ce règne, il serait possible de créer du sucre fongique à partir de la cellulose. Si vous écoutez cette conférence avec une très longue introduction, vous en saurez un peu plus…

Paul Stamets : 6 Ways Mushrooms can Save the World

Pour des nouvelles toutes fraîches sorties du four, la revue Nature Biotechnology a sorti en mai 2008 l’article Genomes sequencing and analysis of the biomass-degrading fungus Trichoderma reesei (syn. Hypocrea jecorina) - je m’excuse pour les intéressés, mais l’article est disponible sur internet pour un prix. L’étude, endossée par 45 personnes (l’étude avec le plus grand nombre de chercheurs que j’aie vu à date), a pour but d’étudier le caractère particulier du mycète Trichoderma Reesei (ou T. reesei), principale source d’enzymes à cellulose dans le domaine industriel. Cette analyse avait pour but de séquencer le génome de ce mycète, afin de pouvoir aider à approfondir le potentiel du T. reesei à transformer la cellulose en sucres pouvant être fermentés.

Mais à quoi cela peut servir, de faire des sucres à partir de la cellulose? La fermentation des sucres par certaines levures relâche des sous-produits par des réactions chimiques de digestion. Certaines levures, par exemple, relâchent de l’éthanol lors de la fermentation.

 

C6H12O6 -> 2 CH3CH2OH + 2 CO2
Glucose ->  Éthanol +    Dioxyde de carbone

 

Source: Vermont Biofuels Association

Cette technique de fabrication d’éthanol cellulosique est une des plus prometteuses. La cellulose, cela représente 40% de la matière du bois, par exemple. Elle est aussi présente dans les plantes et la matière organique. Cela signifie que l’on pourrait, en utilisant par exemple le mycète T. reesei, transformer la cellulose contenue dans des déchets agricoles, des déchets domestiques ou toute substance contenant une cellulose ligneuse en éthanol. D’autres avenues ont aussi été envisagées pour produire de l’éthanol cellulosique, comme des acides ou des produits comme le glycérol et le sorbitol. Ironiquement, la majorité de ces produits sont dérivés du pétrole. Mais l’avenir du T. reesei dans la fabrication de nouveaux carburants est prometteuse.

Le T. reesei a été connu parce que, durant la deuxième guerre mondiale, il “mangeait” les textiles de certaines tentes et des uniformes. 60 ans plus tard, les gens sont en train de faire des recherches sur ce même mycète pour faire un carburant renouvelable pouvant remplacer une partie de notre consommation de pétrole. Si ça, ce n’est pas un champignon magique!

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