Les voitures électriques: 4 modèles
juin 15, 2008 à 1:16 (Environnement, Pétrole, Transport, WTF?, Électricité, Énergie)
Je vais passer en revue aujourd’hui 4 modèles électriques, que j’ai tirés de wikipedia. Pourquoi ceux-là? Parce que je les ai trouvés et qu’ils ont des particularités intéressantes à voir. Cela pourra permettre de voir certaines caractéristiques particulières communes au design des nouvelles voitures électriques.
La REVA (voiture fabriquée par une compagnie indienne, populaire en Angleterre)
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C’est clair, c’est une voiture de ville. On le voit à la vitesse maximale et l’autonomie limitée, mais il est très populaire à Londres. Son prix est relativement abordable, mais je ne m’assoirais pas à l’arrière, personnellement. Puisque cette voiture est si petite, elle n’est pas assujettie aux tests obligatoires de sécurité, mais les tests ont montré que sa cotte était assez… pathétique. C’est d’ailleurs le cas de toutes les voitures électriques limitées à la ville.
La batterie de plomb est le modèle de pile rechargeable le plus ancien et primitif au monde! Ces batteries sont plus lourdes, peu efficaces et sont très dommageables pour l’environnement, car elles utilisent du plomb et des acides. Par contre, ces batteries perdent leur potentiel moins rapidement que les autres modèles de batteries rechargeables. Mais le poids est toujours un facteur limitant dans les voitures électriques petites.
La Buddy (Voiture Norvégienne)
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Poids: 1020 kg Vitesse maximale: 80 km/h Autonomie: 40-80 km (dépendant de la saison, car elle survit mal à l’hiver Norvégien) Places: 3 Prix: 25 000$ (Vous avez bien lu, il ne manque pas de zéro, rien) Type de batteries: Lithium-ion
Une autre voiture de ville, de modèle assez simple. Comme il faut mettre le chauffage l’hiver, l’autonomie de la voiture en est diminuée. Et personnellement, je ne vois pas où l’on peut placer une troisième personne dans la voiture, sauf peut-être en l’assoyant sur le frein à main.
Le problème des batteries d’ions de lithium est que leur durée de vie est limitée. Avec le temps, même sans les recharger, leur potentiel se désagrège (on estime que leur potentiel diminue de 20% par année). On estime que la durée de vie de la batterie de la Buddy est donc de 2 à 5 ans, dépendamment de l’utilisation. Encore une fois, c’est faible…
Le montant demandé pour acheter cette boîte à savon électrique peut sembler élevé à première vue. Par contre, il faut savoir que c’est la 4e voiture la moins chère du pays, après un modèle de KIA, une voiture urbaine de Peugeot et la Matiz de Chevrolet.
La Zenn (Zero Emissions, No Noise, voiture canadienne avec une manufacture à Saint-Jérôme)
Poids: 544 kg Vitesse maximale: 45 km/h Autonomie: 54-90 km (dépendant des conditions de l’hiver au Canada) Places: J’en vois 2 Prix: 12 000 - 16 000$ Type de batteries: Batterie de plomb (pour l’instant, car il y aura bientôt un changement à la batterie de céramique EESU)
Je voulais mettre ce modèle, car il est fabriqué au Québec. Par curiosité, je crois que ce serait bien que j’aille leur rendre une petite visite pour voir l’une des dernières voitures faites au Québec.
L’automobile est encore une fois un modèle urbain. 45 km/h comme vitesse maximale, on y croit à peine! Par contre, pour une voiture urbaine et son prix, c’est un modèle raisonnable.
La nouvelle batterie EESU en céramique risque d’être une bonne avancée au niveau des batteries de voitures électriques. Elle est 2 fois plus légèrte que les batteries aux ions de lithium, son plus proche concurrent, son volume est plus petit, elle se charge en quelques minutes (au lieu de 4 à 8 heures), ne contient pas de matériaux dangereux et perd son potentiel moins rapidement.
La Tesla Roadster (J’avoue, je la ramène souvent et j’ai un faible pour cette voiture sport ^^)
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On estime que la durée de vie de la batterie du modèle est de 160 000 km. Bon, je parle souvent de la Roadster, mais il faut bien comprendre que c’est LA Ferrari des voitures électriques. Tous les écotechnos de ce monde sont tombés en admiration devant ce design d’avant-garde. Son style est beau, elle fait l’envie de tous les concessionnaires, elle a une bonne autonomie, une puissance de voiture sports, etc.
En plus, il faudrait aussi parler des matériaux. L’armature classique d’une voiture est faite d’acier, alors que celle de la Tesla est faite d’un composite de carbone, qui n’a pas la résistance de l’acier, mais a un poids extrêmement léger. En employant un bon design de voiture, cela permet de rendre l’automobile plus résistante aux impacts qu’une voiture en acier, tout en allégeant le poids, ce qui est un must pour les voitures en général, mais encore plus pour les électriques. Pour voir comment on a conçu avec ce nouveau matériau, vous pouvez voir que l’avant est plus “rond” qu’une voiture sport en acier, ce qui permet de redistribuer la force vers les côtés, qui ont probablement été renforcis.
Les conclusions
Vous aurez probablement remarqué des trucs communs, surtout chez les premiers modèles.
Le premier point est qu’aucune de ces 4 voitures n’appartient à une filière d’une compagnie importantes de voitures, comme Toyota, Fort, GM, etc. Ces 4 modèles viennent de petits fabricants qui ont de petites parts de marché et qui innovent dans un domaine que boudent les plus gros fabricants de voitures: celui de petits marchés isolés; pour les 3 premiers modèles, cela s’adresse à des utilisateurs urbains comme moyen de transport alternatif au transport en commun et à d’autres moyens, par exemple. Pour la Tesla, cela s’adresse à une clientèle plus aisée, friande de voitures sports, mais qui gardent en tête une certaine simili-pensée écologique.
Bien entendu, les gros fabricants ont aussi commencé à sortir leurs modèles de voitures électriques dans les salons de l’auto, mais ils ne cherchent pas le même marché que les plus petits vendeurs de voitures spécialisés, et ils sont encore bien en arrière de ceux-ci au niveau de l’innovation technologiques. L’innovation, d’ailleurs, vient surtout de petits producteurs, qui ont soit déjà commercialisé leur voiture ou dont le brevet a été acheté par les Ford et Toyota de ce monde. Une autre preuve que ces gros producteurs n’ont pas l’expertise nécessaire dans leurs groupes pour effectuer des développements adéquats dans le domaine de la voiture électrique.
Le second point est le poids. Pour vous donner une référence, la Toyota Yaris a un poids d’environ 1000 kg. La Honda Civic, l’auto la plus ordinaire du monde, a un poids de 1380 kg. Et ils n’ont pas de batterie lourde à contenir, comme ces modèles plus haut (la batterie peut faire presque la moitié du poids de certains modèles d’automobiles électriques, ça ne laisse plus grand place pour les matériaux!). Dans les modèles économes d’énergie, ce qui est encore plus important avec une voiture électrique, vu une faible autonomie, le poids est un enjeu majeur qui limite la puissance du moteur. Vous vous rappelez de vos cours de physiqueet de la fameuse formule:
F= m * a (Force = masse x accélération)
Cela veut dire que pour avoir une même accélération, à poids différent, il faut que le moteur fournisse plus d’efforts avec une voiture plus lourde.
D’ailleurs, un petit point important pour les intéressés: le seul facteur qui fait avancer une automobile, c’est la force de friction des pneus effectués sur le sol. Je n’irai pas m’aventurer plus loin (j’ai déjà simplifié pas mal de trucs que des gens ont passé une vie à bâtir…), car je ne suis pas ingénieur mécanique et que je n’ai pas étudié la thermodynamique et la mécanique automobile suffisament…
Pour terminer, si vous avez encore du temps après avoir lu ce texte, je vous suggère de regarder cette conférence, sur “Winning the Oil Endgame”, extrêmement intéressante, qui traite de certains sujets abordés ici. On parle d’ailleurs des composites de fibre de carbone, ce nouveau matériau qui pourrait remplacer l’acier dans la structure automobile, ainsi que de l’influence du poids dans la consommation du moteur.
