Environnement (archives)

Sur la notion de développement durable


Voilà, je vais parler un peu de ce qu’est le développement durable, selon plusieurs point de vue, mais particulièrement de ce qu’il représente à la majorité politique que l’on a choisi d’élire. J’emploierai ce terme, car j’avoue avoir entendu plusieurs ministres l’employer ces derniers temps, tant au provincial qu’au fédéral, et qu’aucun ne m’a donné l’impression de savoir vraiment ce que signifiait ce terme.

Le site de wikipedia donne une excellente définition du terme « développement durable ». L’article fait partie du projet wikipedia 1.0, et peut donc être considéré comme suffisament fiable.

Le rapport Bruntland, publié en ’87 (donc aussi vieux que moi) avança le terme maintenant populaire de « développement durable ». Ce développement suggérait de tenir compte de trois sphères importantes: la sphère sociale, la sphère environnementale et la sphère économique. Un développement durable assure donc une croissance globale du bien-être des gens: il aide la société et améliore notre situation, il contribue en partie à son économie et ce, en tentant de laisser la plus petite empreinte écologique possible.

Mais pendant que certains politiciens prétendent tenir une approche de « développement durable », la situation réelle est toute autre. En vérité, l’aspect « économique » est allé, durant les 20 dernières années, dévorer totalement les enjeux du développement social et environnemental.Premièrement, depuis de nombreuses années, on nous dit que nous sommes constamment de plus en plus riches par rapport aux années précédentes. Les sociétés s’enrichissent, le PIB augmente, l’inflation est régulière. À en suivre cet exemple, on croirait que si la tendance se maintient, dans 100 ans, chaque personne aura dans sa cour une montagne d’or, une lamborghini de l’année, deux ordinateurs, un garage et un chalet.

Comme on s’en doute bien, la réalité est toute autre.En fait, le développement économique du Québec et de la majorité du monde est en croissance. Cela n’est pas toujours vrai pour le développement social. Le tiers de la planète vit avec 1$ et moins par jour. Cette richesse que l’on produit est possédée à 80% par le 20% des hommes les plus riches de la Terre. Aux États-Unis, 10% de la population retiennnent 90% de la richesse du pays.Ces chiffres sont loin du Québec et du Canada? En effet, mais regardons un peu notre nation. L’inflation annuelle est en moyenne de 2%. De 1990 à 2007, le salaire minimum, véritable indicateur de l’enrichissement de la classe pauvre, est passé de 7,00$/h à 7,75$. Pendant cette même période, l’inflation implique que le coût de la vie augmente de 14%, alors que le salaire des plus pauvres d’entre nous a augmenté de 11%. Le développement durable implique aussi une croissance au niveau du développement social, et cela tient aussi du fait que tous puissent s’enrichir, et que l’écart entre les riches et les pauvres diminue. Pourtant, la classe pauvre de 2007 est encore plus pauvre que celle de 1990. Malgré cela, notre économie ne cesse de croître, mais ces gens-là, qui en ont le plus besoin, n’en profitent pas. Le développement économique mondial se fait au profit des plus aisés, et le développement social est négligé.

Pire encore, notre gestion de l’environnement est encore plus alarmante. Alors que les experts les plus optimistes estiment que les réserves de pétrole mondiales seront épuisées d’ici 50 ans, alors qu’il faut 10 000 ans pour qu’il soit créé de façon naturelle, d’autres voient un signe alarmant dans le réchauffement planétaire, alors que les autorités de l’ONU affirment qu’il y a 66% de probabilités que l’être humain ait un rôle important dans ce réchauffement climatique. Sans même tenir compte de cela, le smog dans les grands centres urbains, comme Montréal, fait que les autorités suggèrent de ne pas rester trop longtemps dehors, en particulier pour les personnes âgées et les gens ayant des problèmes pulmonaires. Les entreprises de voiture vendent des voitures ultra-polluantes, comme les VUS (véhicule utilitaire sport – qui ont une *grande* utilité pour les gens qui voyagent 2000 km par année), à des consommateurs qui n’ont pas besoin de moyens de transport aussi dommageables. On développe des méga-maisons énergivores dans les banlieues, à prix modiques pour la qualité du travail (et la grosseur d’une maison si vide), vu l’éloignement de la ville et que la maison est presque fabriquée dans une usine. Ces maisons consomment une énorme quantité d’électricité et sont souvent bâties dans des milieux humides, qui sont une richesse écologique où grouillent des espèces de plus en plus menacées par notre mode de vie. On asperge de pesticides la nourriture qui entre ensuite dans la chaîne alimentaire avant d’arriver en quantités faramineuses dans notre organisme. Sinon, il n’y a qu’à voir le bel exemple de non-respect du développement environnemental fait à notre forêt boréale, au Québec. L’erreur Boréale a su éveiller la conscience globale de notre province devant le traitement que l’on fait à ces arbres, alors que l’on procède presque à des coupes à blanc, en opérant une machinerie lourde sur un grand territoire, ce qui détruit les jeunes pousses et apauvrit le sol. Il est donc clair que l’empreinte écologique des activités humaines n’est pas minimisée.

La conclusion à cela? Au Québec, comme dans la majorité du monde, le seul développement qui croît depuis 20 ans est économique. Un jour, les barrières sociales et les barrières environnementales, toutes deux intimement liées aux facteurs économiques, devront prendre de l’ampleur, si nous voulons vraiment que le développement profite à tous et à toutes, maintenant comme dans l’avenir.

Notons que certaines entreprises adoptent une approche de développement durable. Dans plusieurs villes, des entreprises ont compris que de limiter leur empreinte écologique assurait un meilleur environnement et que la gestion responsable de la ressource naturelle permettait à l’entreprise de survivre plus longtemps. De plus, investir dans la communauté autour de soi permet aussi d’avoir des gens en meilleure santé, mieux éduqués, plus heureux, qui contribueront mieux à la croissance économique, car celle-ci se soucie aussi du mieux-être de ses travailleurs et de l’environnement dans lequel elle évolue.

Lien vers l’encyclopédie libre wikipedia (article du le développement durable): http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable#B.C3.AAtisiers_du_d.C3.A9veloppement_durable

4 réflexions sur “Sur la notion de développement durable

  1. Article intéressant. C’est agréable de voir des jeunes s’intéresser aux enjeux environnementalistes.

    Pour ce qui est de l’ADQ, sa capitale est la ville de Québec (donc anti-Montréal) et son influence s’est étendue dans les régions. Le Québec n’est pas une nation, mais bien un ensemble de nations.

    Au plaisir!
    Nation montréalaise.org

  2. C’est un texte bien construit, j’ai aimé le lire, merci!

    Totalement d’accord, il va falloir un jour s’occuper du côté social et environnemental, malheureusement tout le monde en parle personne n’agit. Moi le premier, je recycle et tout mais j’aimerais manifester ou poser des gestes plus concret pour faire réagir les gens. Il est difficile d’avoir un impact quelconque en tant qu’habitant de région, la seule chose à faire c’est voter!

  3. Informer les gens aussi est une chose importante. En leur mettant les choses à la figure et en leur rappelant, les gens finissent par comprendre. Et si la population est conscientisée sur la problématique qu’est l’adoption d’une philosophie de développement durable, cela paraîtra non seulement sur le bulletin de vote, mais aussi dans les enjeux électoraux, dans les médias et dans les entreprises, qui devront revoir la façon dont ils font leurs profits.

    Il ne faut pas oublier que le lobby le plus important dans le monde, c’est le peuple.

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