Environnement (archives)

Énergies, Partie 3: Les hydroliennes


Cet article aurait pu se greffer à celui sur l’énergie marémotrice, mais je voulais faire un billet de plus et je trouvais le dernier article trop long. Je vais donc parler des hydroliennes.

Première question: kossé cé ça? On s’en doute probablement par le nom, mais je vais vous le confirmer. Une hydrolienne est une éolienne qui va dans l’eau. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’eau n’est pas aussi « immobile » qu’on le croit. Comme je l’ai montré dans le dernier article sur le fonctionnement des marées, il existe des courants dans l’eau. Le Gulf Stream, par exemple, peut parfois aller à 2 m/s dans la Floride. Ce nombre, bien que petit, est rarement surpassé par les courants marins. Les courants de profondeur de zones de marées (appelés originalement courants de marée), par contre, peuvent parfois atteindre 5 m/s. Cela ne semble pas beaucoup? Effectivement. Par contre, il faut savoir que l’eau qui actionne les turbines est 800 fois plus dense que l’air dans laquelle les éoliennes tournent. Donc, malgré la vitesse des courants de marée, il faudrait une éolienne dont le diamètre de l’hélice est deux fois plus grand pour égaler une hélice à hydrolienne.

L’hydrolienne a plusieurs avantages:
-D’abord, les courants de marée sont alternatifs. Cela signifie qu’ils ne vont que dans deux sens (aller et retour). Les vents changent souvent du Nord-Est au Sud-Est, en allant pour le Sud-Ouest. Le vent n’obtient donc pas toujours un transfert optimal d’énergie. L’hydrolienne, oui.

-L’exploitation proche des côtes peuvent faciliter l’entretien (bien qu’il soit difficile de devoir aller en profondeur pour faire l’entretien de grosses hélices).

-Les hydroliennes peuvent capter l’énergie marémotrice. Par contre, contrairement au barage de la Rance, les hydroliennes ne devraient pas avoir d’aussi lourdes conséquences écologiques. L’envasement de la centrale est aussi un problème pour la Rance, mais pas pour une hydrolienne en mouvement.

Plusieurs projets expérimentaux ont été lancés pour les hydroliennes. Le Hammerfest Strom en est un. TidalStream en prépare un en Angleterre, basé surtout sur une énergie éolienne que l’on pourrait adapter pour les courants marins en profondeur. Le coût de production de l’électricité pourrait éventuellement atteindre 0,045 euros/KWh, soit environ 6,9 cents/KWh. Pour l’instant, les études disent que le coût actuel serait plutôt de 9,07 cents/KWh pour les hydroliennes qui utilisent les courants de marée, mais les entreprises croient pouvoir offrir des modèles plus économiques ou plus efficaces, comme TidalStream, qui propose une turbine semi-submersible (avec une composante qui « flotte » au-dessus de l’hydrolienne et facilite l’entretien sous-marin).

Les éoliennes sont à un stade d’expérimentation, mais on peut s’attendre bientôt à en entendre parler dans un futur proche.

Article de wikipedia sur les éoliennes:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrolienne

L’énergie hydrolienne, une énergie qu’il ne faudrait pas négliger:
http://generationsfutures.chez-alice.fr/energie/hydrolienne.htm

Une explication du projet de TidalStream à Pentland Firth, Angleterre (c’est le site que je vous suggère pour avoir plus d’informations, si vous êtes prêts à chercher et lire un peu ^^):
http://www.johnarmstrong1.pwp.blueyonder.co.uk/

Une réflexion sur “Énergies, Partie 3: Les hydroliennes

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