bouffe (archives)/Environnement (archives)

L’emballage


En revenant de l’épicerie et en déballant certains achats, on peut remarquer une particularité; la pizza surgelée, par exemple, est emballée dans un plastique, lui-même emballé dans du carton. Le plat congelé classique en est toujours ainsi, que ce soit en format individuel ou plus gros. Vous ouvrez votre deuxième sac (de plastique) d’épicerie et rangez vos biscuits, placés en « snack pack », des emballages individuels, pour vos lunchs. L’objet suivant est un poulet, que vous avez acheté dans un « case » de plastique, qui aurait le volume nécessaire pour contenir deux poulets désossés sans avoir à les comprimer.

Bon, cette petite mise en situation suffit pour vous introduire à la problématique de l’emballage. L’emballage est présent dans presque tous les produits, souvent durant plusieurs étapes de transformation. Il est souvent nécessaire, afin de transporter un produit intact du point A au point B, mais sert parfois à autre chose. Regardons, par exemple, le cas de la pizza surgelée. Certaines marques sans nom (locales de l’épicier, habituellement) arrivent à emballer leur pizza dans une simple pellicule plastique et à placer un carton sous la pizza pour assurer rigidité et transport et/ou entreposage sécuritaire. Et je dois l’avouer, j’achète pas souvent de ces pizzas-là! J’achète habituellement la bonne vieille pizza à laquelle on a ajouté une boîte de carton, car la belle image et les couleurs m’attirent comme une pie. Ça m’arrive souvent de me faire avoir par une pub gratuite, alors que la pizza, sous la pellicule plastique, est bien moins attrayante que celle retouchée et imprimée sur le carton. Donc, parfois, l’emballage a un but publicitaire qui lui est parfaitement accessoire et inutile d’un point de vue environnemental (mais pas d’un point de vue commercial).

Allons maintenant voir ce qu’il y a avec les emballages individuels classique. Vous savez pas mal ce dont je parle: les jus dans des mini-cartons, les Snak Pak, les portions individuelles de compotte de pomme, salade de fruits. Ça aussi, le garde-manger de notre famille en regorge ^^. Par contre, il faut savoir que plus on sépare une même quantité en petites portions, plus il faut de l’emballage. À la place d’acheter des petites portions individuelles, il serait bien d’acheter des plus grosses boîtes et de prendre 2 minutes de son temps le matin pour les mettre dans des contenants ré-utilisables (classique: les tupperware!). En plus d’être écologique, c’est plus souvent qu’autrement économique, car pour une même quantité, les portions individuelles reviennent presque toujours un petit peu plus chères.

Le dernier cas est celui du poulet, dans mon exemple. Vous avez sûrement remarqué, dans certaines grosses épiceries, des produits (souvent de la viande), emballés dans une « boîte » de plastique avec un top transparent et un fond noir. Ça, par contre, on n’en achète pas chez nous. On le voit parfaitement, le produit est suremballé. Il faudrait un conducteur sans permis pour réussir à abimer de la viande pendant son transport, même en camion. Qui plus est, les petites épiceries (comme la mienne) ou dans les boucheries, on vous fournit des sacs petits pour vous servir de la viande fraîche du jour, qui parfois tourne sur la broche devant vos yeux. Et le prix est, lui aussi, souvent moins cher que celui d’un poulet d’épicerie suremballé, même si les deux viennent probablement de l’abattoir le plus proche.

On ne peut pas parler d’emballage sans parler du petit sac de plastique que l’on emploie pour le transport de l’épicerie, de nos vêtements et, en fait, de la quasi-totalité de nos achats. On estime que ces sacs ont une durée d’utilisation moyenne de 20 à 30 minutes. Par contre, elles resteront dans le dépotoir pendant près d’un siècle avant de se dégrader. C’est environ 288 000 fois plus long que le temps que vous l’utiliserez. Les épiceries ont donc commencé à vendre des sacs réutilisables, et certains centres d’achat ont donné suite à cette idée. En Irlande, une loi est passée pour ajouter une taxe symbolique de 25 cents par sac de plastique utilisé. Depuis, la quantité de sacs qui se retrouvent dans les dépotoirs a drastiquement baissé, au point où il n’en reste presque plus. On parle d’une baisse de consommation de 95%.

L’emballage est un problème récurrent dans d’autres industries que celles de l’alimentation. Plusieurs jeux sont suremballés, pour attirer l’oeil. Ou si vous doutez du poids de l’emballage, allez chez Costco et regardez comment les produits sont emballés. Au final, en poids, on jette le 2/3 de ce que l’on achète dans la semaine qui suit. Cela a un impact sur les coûts en éboueurs et en recyclage (23$/t pour les ordures, 40-60$/t pour le recyclage).

En conclusion, on peut emballer pour garantir la fraîcheur ou la qualité d’un produit que l’on transporte sur de longues distances. Par contre, l’emballage a souvent un tout autre, qu’il soit publicitaire, de faire des portions individuelles ou de laisser le produit paraître plus gros. Il existe des façons de réduire notre achat d’emballage (car quand on achète un produit, on achète son contenant): ne pas se laisser impressionner par la couleur et l’attrait d’un emballage superflu, et fuir les emballages individuels pour des plus gros formats moins emballés. Consommer local ou acheter directement du producteur est aussi une bonne idée, car plus le lieu de production est proche, en règle générale, moins on a besoin de transport et donc, d’emballer trop le produit. Quant à acheter directement du producteur, moins on a besoin d’intermédiaires et donc d’étapes différentes d’emballage en transport.

3 réflexions sur “L’emballage

  1. Pour l’emballage au Qc, tu as raison. En Suisse, c’est le pays qui recycle le plus de l’Europe. Les poubelles sont en compartiment pour le recyclage et le compost. La plupart des produits emballés (viandes, par exemple) sont dans un scellé sous-vide. Bien meilleur aux goûts et pollue bcp moins que nos emballages.

    J’ai bien aimé la Suisse, un très beau pays.

  2. Désolé, mais c’est la première fois que j’efface un message de blogger. Cela est du au fait qu’il n’a pas sa place(étant écrit en espagnol et servant à plugger un blogue, et non de débattre). Vous avez le droit de plugger tout ce que vous voulez, tant que vous jugez vous-même y apporter du contenu ^^.

    Je ne connais pas assez les politiques extérieures d’emballage, il faut avouer. Par contre, je sais que plusieurs emballages offerts au Québec sont excellents aussi ^^, et d’autres très mauvais. Ce n’est pas habituellement la première chose qu’une personne regarde dans la qualité de sa nourriture, faut avouer.

    Par contre, je sais que mon poulet que j’achète à la boucherie d’à côté est dans un contenant de papier avec un intérieur doté d’une fine couche d’aluminium. Cela fonctionne très bien. Sinon, il y a les producteurs des marchés locaux qui n’offrent qu’un bloc de carton et des petits case de plastique. On peut même rapporter le carton pour qu’il puisse être ré-utilisé.

  3. @manx, j’ai eu le même message sur mon blogue, et je l’ai détruit.

    Il reste encore du travail, il y a plusieurs placent qui vendent encore la viande dans des emballages polluants

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s