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Pour une facture moins salée


Tous ceux qui habitent à Montréal ont du les remarquer cet été: des décharges de surface pleines de neiges. Cet hiver, qui fut en soit très particulier, a fait connaître à l’administration de la ville des énigmes sur les méthodes pour placer les foutus bancs de neige, et chaque terrain vague de la ville a donné du sien pour que nos routes soient pratiquables. Il faut avouer que cette année, contrairement aux précédentes, la ville a décidé qu’elle ne domperait plus ses excédants de neige dans le fleuve, comme elle le faisait avant avec une partie de son lot.

Mais maintenant que la merde blanche a fondu (fêtons l’arrivée du printemps), les terrains qui ont servi de décharge à neige se retrouvent avec un sol plein de sels de route (appelés « sels de voirie ») qui font, dans plusieurs cas, un beau cas de pollution visuelle et de pollution des sols, s’ils sont présents trop longtemps. Il faut noter que les principaux produits de déglaçage de Montréal sont le chlorure de sodium et le sable. Le chlorure de sodium (NaCl, composition chimique du sel de table) est un composé extrêmement soluble dans l’eau. Donc, une partie s’infiltre dans le sol au fur et à mesure que la neige fond et qu’il pleut, plus tard dans l’année. L’autre partie reste au niveau du sol, et vous le remarquerez bien facilement si vous approchez d’un terrain vague à Montréal. Vous verrez beaucoup d’amas de ce qui semble être du gravier et qui s’infiltre progressivement dans le sol.

On sait que, une fois dans le sol, le chlorure de sodium et les autres sels contenant du chlore le contaminent. À long terme, cela peut être néfaste. Nous savons aussi qu’année après année, Montréal consomme 60 000 tonnes de sel pour ses routes (la 2e plus grande quantité de sel au Canada, après Ottawa).

Alors voilà: pour régler ce problème de gestion, je m’interroge: serait-il possible de designer une machine qui, à l’image des machines agricoles ou de travaux lourds, serait capable de collecter les grains de sels de voirie avant même qu’ils ne s’infiltrent dans le sol? Ainsi, il serait possible de réduire l’impact environnemental du sel s’infiltrant dans le sol, et en plus, de réutiliser une partie du sel de l’année précédente (si on arrive à stocker ce sel dans un entrepôt avec une faible humidité).

Je vous parie que d’ici quelques années, Montréal sera confronté à cet enjeu et devra tenter de trouver une manière de récupérer plus de sel.

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Une réflexion sur “Pour une facture moins salée

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