bouffe (archives)

Le nouveau sucre: la stevia


La stevia, ou plus précisément l’espèce Stevia rebaudiana, m’a fait tourner la tête cette année dans les magasins d’horticulture. Et je parie que je ne suis pas le seul. Cette petite plante, bien simple, est originaire d’Amérique du Sud. Elle pousse idéalement dans un sable plus sablonneux et relativement bien irrigué (il n’est pas conseillé de la planter dans un sol de glaise).

Mais pourquoi je fais une petite présentation sur une plante? La stévia a une application bien particulière: la stévioside (steviol glycoside), un composé chimique qui serait 40 à 300 fois plus sucré que le sucrose. D’ici l’an prochain, certains breuvages de Coca-Cola devraient même avoir de la stevioside. D’autres avantages de la stevia est la faiblesse en calories du glycoside, ainsi que la quasi-absence de réaction au diabète.

L’Ontario a fait des expériences sur la culture de stevia à grande échelle, dans le Sud-Ouest de la province. Elle a très peu de pestes dans la région et nécessite peu d’engrais. La culture est déjà rentable, mais des recherches plus poussées pour développer des plants mieux adaptés au climat Ontarien seront nécessaires pour imaginer une plus grande exploitation.

La stevia pourrait donc être une partie d’une solution à une alimentation riche en sucres et en calories qui peut entraîner le diabète. Par contre, des recherches sont encore nécessaires pour connaître son utilisation chez l’humain. Encore maintenant, il est interdit, au Canada, aux États-Unis et en Europe, de vendre de la stevia sous certaines conditions (la vente de la plante est maintenant légale). Quelques papiers auraient trouvé un lien entre la stevia et une diminution de la fertilité. Par contre, les recherches dans le domaine sont encore limitées et peu fiables. Avec les recherches et les avantages de la stevia, nous saurons bientôt quels sont les effets de cette plante, et en quelle concentration. Si la stevia s’avérait vraiment dangereuse pour la santé humaine, son application en petites quantités serait encore faisable. Depuis plusieurs centaines d’années, plusieurs tribus d’Amérique du Sud emploient cette herbe pour des thés médecinaux ou aromatiques.

Avec les avantages de la stevia et en évaluant mieux ses désavantages, ce qui reste encore à être précisément défini, ne soyons pas surpris de voir de moins en moins de terres agricoles dédiées à la canne à sucre.

8 réflexions sur “Le nouveau sucre: la stevia

  1. J’ai essayé l’extrait de Stevia en poudre, qu’on peut se procurer dans des magasins de produits naturels. En plus d’être assez cher, le goût m’a déçue… ça goûte… chimique… j’sais pas. Naturel ou non, je me méfie des édulcorants. Je me méfie du sucre aussi – je n’en utilise que dans certaines recettes et pour mes confitures (et encore, je paie trois fois plus pour du sucre équitable). Autrement, je sucre au sirop d’érable ou au miel (bio… c’est plus local et équitable).

    Le problème avec les édulcorants, c’est qu’on reste dépendant du goût du sucre raffiné. Je sais bien que c’est impossible de passer à côté du sucre (je voulais inculquer de bonnes habitudes alimentaires à mes enfants, mais peine perdue, mon fils de bientôt quatre ans est un « sugar-junkie », et y’a plein de « pushers » de sucre partout), mais on peut choisir, consciemment, de se déshabituer au goût… Petit à petit, on sucre moins, et un jour, on se rend compte que « ouache, la limonade déjà faite est donc bien sucrée! C’est dégueulasse! » :o)

  2. Hehehe, personnellement, ma famille fait pousser de la vraie stévia dans la cour. Ça goûte vraiment le sucre et j’adore ^^. Il me reste qu’à l’essayer avec un plat de fraises (ça ou de la menthe).

    Je suis malheureusement un « sugar-junkie », je dois l’avouer, mais la stévia, sous forme de feuilles simples, ça m’a étonné à quel point ça se rapprochait du goût du sucre. Je n’ai pas encore essayer les extraits en poudre (je sais que les concentrés puissants sont encore interdits au Canada à cause des possibles risques lors d’ingestions de trop grandes concentrations), mais je pense que je vais en rester aux feuilles. Je ne sais pas trop comment les traiter pour les garder, par contre; paraîtrait que le séchage à température faible (40-50 degrés) pendant 24-48h garde les propriétés intactes…

  3. Je vais bientôt cesser de produire de la pomme de terre commercialement…
    Sur ma ferme, les sols sont équilibrés et bien drainés.
    J’aimerais bien me spécialiser dans une culture comme celle du stévia qui pourrait être une solution à bien des maux de la société moderne…

    Jean

  4. Bonjour, je suis étudiant en dernière année d’un graduat en agriculture et je fais mon mémoire sur la culture de la Stévia, je recherche des infos sur le coût des investissements des infrastructures et des matériaux pour l’instauration de cette culture en Europe.
    Si vous avez des liens ou connaissances de quoi que ce soit à se sujet, n’hésitez pas à me contacter ça serais vraiment sympa… (jo.deloof@hotmail.com)
    Merci d’avance!

    Jonathan

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