Société (archives)

Retour d’élections


Contrairement à ce que plusieurs autres personnes pensent, les élections ont changé bien des choses. En voilà quelques-unes:

Stephane Dion is not a leader

Les places gagnées par le NPD et les Conserves se sont faites aux dépens du PLC. Techniquement, cela est causé en bonne partie parce que Dion avait un plan qui pouvait tenir la route (et qui fut appuyé par des économistes), mais n’a pas été capable de le transmettre à la population. En gros, ça prouve ce que l’on savait déjà: Dion n’est pas un chef inspirant et son avenir est des plus incertains.

Les partis ont la chance d’obtenir la légitimité par rapport à leurs idées

Les Conserves ont dissout la Chambre, en partie parce que c’est dur de diriger un gouvernement minoritaire, mais aussi parce que c’est dur de faire de nouvelles propositions qui doivent être acceptées par les autres partis et la population. Plus le temps passe et plus le gouvernement perd de la légitimité, et pour la ré-obtenir, il faut qu’il revienne en élections. La vérité, c’est qu’à l’ouverture de la Chambre à la fin de 3 mois de vacances, aucun parti n’avait encore d’idées sérieuses à proposer. La campagne électorale a permis aux partis de proposer aux électeurs, plus ouverts que les partis qui s’opposent à vous en chambre, des plans pour le Canada.

La tension entre les partis

Durant la campagne, on a remarqué une différence majeure entre les idéologies des Conservateurs et des 4 autres principaux partis. Les attaques ont convergé vers Stephen Harper et l’on remarque qu’au niveau des valeurs, le NPD, le PLC et le PVC se rencontrent facilement, ainsi que le Bloc un peu (quoique la priorité du Bloc demeure les intérêts du Québec). Dans ce sens, on voit que Harper aura, malgré que c’était la cause officielle de la dernière campagne, encore plus de difficultés à obtenir des appuis dans ses projets.

Ce qui serait intéressant, c’est que comme l’on voit que les 3 partis d’opposition ont des atomes crochus, il serait possible de voir un gouvernement de coalition qui prendrait le pouvoir. Avec le départ de Dion, cela devient moins envisageable (et l’on n’a pas trop envie d’envisager Dion comme premier ministre), mais c’est ce qui, selon moi, serait le mieux. 50 à 60% de la population a voté pour ces 3 partis, contre 32% pour les Conserves. Il me semble plus logique que ces 3 partis, qui ont plusieurs points en commun au niveau des valeurs, forment un gouvernement efficace, au lieu d’avoir un gouvernement qui sera incapable d’avancer, car celui-ci possède des valeurs aux antipodes des trois autres partis.

En gros, ces élections n’ont pas permis de régler la situation de gouvernement minoritaire, nous a coûté de l’argent (hé oui, une élection coûte des sous), mais nous débarassera probablement de Dion, permettra un front plus uni face aux Conservateurs et devrait ramener quelques idées à la Chambre des Communes, ce dont l’on a bien besoin.

2 réflexions sur “Retour d’élections

  1. Stéphane Dion is not a leader… ça prouve encore une fois que nous sommes attachés au culte du chef. M. Dion ne propage pas cette image du chef fort, viril, paternel. Il sera remplacé par un autre qui sera en mesure de projeter l’image d’un modèle patriarcal, prêt à imposer ses décisions, à envoyer les troupes militaires pour donner la fessée à ceux qui nous menacent, à punir les voyous et les bons à rien… Frank McKenna?

    Nous devrions songer sérieusement à quitter ce pays qui s’éloigne de nos aspirations…

  2. Pour innover et faire une révolution comme Dion souhaitait le faire (on parle quand même de revoir entièrement le système d’imposition du fédéral), il fallait absolument du leadership, et Dion en a été incapable. À cause de ça, il a perdu ses élections et des sièges. J’espère personnellement voir Ignatieff comme chef du PLC.

    Pour quitter le Canada, bah tu sais ce que j’en pense ^^. L’important, par contre, c’est ce que les Québécois en pensent. En ce moment, ils sont encore prêts à leur laisser une enième chance. C’est assez drôle, mais jeudi à 3h15 du mat (après quelques bières), j’ai quand même réussi à parler avec une fille de Nouvelle-Écosse et à lui montrer que la séparation du Québec n’est pas un geste de refus du Canada, mais un désir d’indépendance nationale totale, et non simplement conditionnelle et partielle.

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